Les négociateurs européens et américains du groupe de travail exécutif se rencontreront à Washington, pour une semaine, à partir de mardi 23 octobre, afin de lancer les discussions sur les sujets de coopération réglementaire transatlantique.
En juillet dernier, le président américain, Donald Trump, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, s’étaient engagés, entre autres, à « ouvrir un dialogue approfondi sur la normalisation, afin de faciliter le commerce, de réduire les obstacles bureaucratiques et de diminuer radicalement les coûts », afin de désamorcer le risque d’une guerre tarifaire (EUROPE 12071).
Ces pourparlers sur la réduction d’obstacles réglementaires au commerce devraient évoquer entre autres certaines procédures d’évaluations de conformité, les normes et les évaluations pour les produits pharmaceutiques, les équipements médicaux et marins, et la sécurité des produits alimentaires. Dans les secteurs des nouvelles technologies, des pistes pour le développement conjoint de nouveaux standards pourraient être envisagées.
Dans une note adressée aux États membres, la Commission européenne a toutefois insisté sur le fait que la coopération ne serait envisagée que dans les secteurs où les normes étaient déjà relativement proches. De plus, tout engagement se fera sur base volontaire, et dans le respect des législations existantes.
Ces discussions se feront, par ailleurs, hors négociations commerciales et devront se voir appliquer « le plus haut niveau de transparence et de responsabilité », lit-on dans la note.
La pression sur l’UE (re)monte
L’équipe des négociateurs de la Commission négociera sous pression : la semaine dernière, Wilbur Ross, le secrétaire américain au Commerce, s’était dit inquiet du faible avancement de cet élément de la feuille de route des présidents (EUROPE 12119).
Mercredi 17 octobre, il s’était indigné de ce que la commissaire Cecilia Malmström prétende que « les choses se passent bien », « alors que la toute première réunion de réglementation n’a lieu que mardi [23 octobre] et que la prochaine réunion prévue avec l’ambassadeur Lighthizer n’aura lieu qu’à la fin du mois ».
M. Ross avait rappelé que des projets tangibles étaient attendus pour novembre, brandissant les risques de nouvelles sanctions tarifaires, sur les automobiles européennes cette fois.
M. Juncker avait répliqué le lendemain que la Commission restait engagée à produire des résultats. « Ce que nous avons convenu et ce à quoi nous nous sommes engagés, sera fait », avait-il déclaré. (Hermine Donceel)