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Bulletin Quotidien Europe N° 12120
CONSEIL EUROPÉEN / Royaume-uni

Les Vingt-sept croient possible un accord sur le Brexit mais attendent toujours une percée sur la question irlandaise

« Nous sommes dans une atmosphère bien meilleure qu’après Salzbourg » et un accord sur une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'Union européenne est « proche ». 

C’est en ces termes que le président du Conseil européen, Donald Tusk, a conclu, jeudi 18 octobre, le sommet européen entamé la veille par un dîner à Vingt-sept sur l’état d’avancement de la négociation menant au Brexit (EUROPE 12119). Il a pourtant jugé que les progrès n’étaient à ce stade « pas suffisants » pour pouvoir décider tout de suite d’une date pour un nouveau sommet. 

« Après avoir écouté l'évaluation du Premier ministre May sur l'état des négociations, les Vingt-sept ont confirmé la volonté de poursuivre les négociations dans un esprit positif. Les dirigeants font confiance à Michel Barnier et lui ont demandé de poursuivre ses efforts en vue de parvenir à un accord. Je suis prêt à convoquer un Conseil européen sur le Brexit si le négociateur de l'UE signale que des progrès décisifs ont été accomplis. Et il faut bien comprendre que, pour le moment, les progrès réalisés sont insuffisants », a-t-il expliqué. 

Le président du Conseil européen a confirmé la possibilité d’étendre d’un an la période de transition post-Brexit, comme l’a suggéré le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier. 

« La question de la durée de la période de transition n'a pas été discutée hier entre les dirigeants. Mais permettez-moi de rappeler que, dans son discours de Florence en septembre 2017, le Premier ministre May a proposé une période de transition d'environ deux ans. Et l'UE a accepté cette proposition à l'unanimité. Par conséquent, si le Royaume-Uni décidait qu'une prolongation de la période de transition est utile pour parvenir à un accord, je suis sûr que les dirigeants seraient prêts à le considérer de manière positive ».

Pour Theresa May qui s’exprimait à l’issue des travaux à Vingt-huit, il reste peu de problèmes à résoudre en relation avec le filet de sécurité ('backstop') destiné à éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, même si ces questions demeurent « considérables ». Tout à fait « consciente » du temps nécessaire pour adopter la législation sur le retrait britannique aux Communes, la dirigeante britannique demandera aux députés de bien « réfléchir à l’importance d’obtenir le vote du peuple ». 

Sans un accord sur la question irlandaise, « il n’y a pas de réponse satisfaisante sur la relation future » entre l'UE et le Royaume-Uni, a prévenu Angela Merkel. 

Selon une source diplomatique, la chancelière allemande aurait appelé ses partenaires européens mercredi soir à sortir des positions inflexibles sur le filet de sécurité. 

Mme Merkel l’a redit, jeudi après-midi : « Les Vingt-sept sont prêts à des efforts pour trouver un accord et maintenir de bonnes relations entre nous et la Grande-Bretagne », a-t-elle ajouté. 

Selon le président français Emmanuel Macron, les Vingt-sept ont envoyé mercredi « un message de confiance actant des progrès » et, « en même temps, un message d’urgence ». Il est « impérieux » désormais de pouvoir finaliser un accord : toutes les solutions techniques sont connues et « le mandat de Michel Barnier reste inchangé ». 

D’après le président français, il revient aujourd’hui « très clairement à Mme May et à ses équipes de revenir avec une solution sur la base des compromis politiques nécessaires du côté du Royaume-Uni ». (Solenn Paulic avec la rédaction)

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