Les partenaires de l'UE et de l'Arctique ont conclu, mercredi 3 octobre au Groenland, un accord international jugé historique visant à empêcher la pêche non réglementée en haute mer (EUROPE 12096).
Les parties à l'accord sont l'Union européenne, le Canada, la Chine, le Danemark (en ce qui concerne le Groenland et les îles Féroé), l'Islande, le Japon, la République de Corée, la Norvège, la Fédération de Russie et les États-Unis. Ces parties représentent environ 75 % du PIB mondial.
Karmenu Vella, le commissaire européen à la Pêche, a expliqué que la protection de l'Arctique constituait une « lacune importante dans la gouvernance internationale des océans ». Aujourd'hui, « nous nous sommes tous engagés à préserver cet écosystème marin fragile au bénéfice des générations futures ».
Selon cet accord, les dix parties concernées interdisent la pêche commerciale en haute mer dans l’océan Arctique central au moins jusqu’à ce que les scientifiques confirment que la pêche peut être exercée de manière durable et jusqu’à ce que les parties se mettent d’accord sur un mécanisme pour assurer la durabilité des stocks de pêche.
Cet accord constituera un premier pas vers la création d’une ou de plusieurs organisations régionales de gestion des pêches pour le centre de l’Arctique, afin de garantir que toute pêche future soit menée de manière durable. L'accord entrera en vigueur lorsque les 10 parties l'auront ratifié. (Lionel Changeur)