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Bulletin Quotidien Europe N° 12109
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Justice

Les eurodéputés appellent l’UE à se « réveiller » face à la montée des violences néo-fascistes sur son territoire

Les idéologies fascistes, que beaucoup pensaient appartenir à un autre temps, font leur grand retour au sein de l’Union européenne, n’ont pu que constater les députés européens réunis à Strasbourg, mardi 2 octobre. 

Le débat sur la montée des violences néo-fascistes en Europe a été ajouté en dernière minute à l’ordre du jour de la session plénière, à la demande du groupe GUE/NGL. 

Et pour cause, plusieurs de ses membres, dont la députée italienne Eleonora Forenza et son assistant Antonio Perillo, en ont été victimes de violences au cours d’une manifestation contre le racisme à Bari le 21 septembre dernier. Relatant son agression, la députée a appelé l’UE à se réveiller, parce que « les fascistes sont bel et bien là ». 

Plusieurs organes, tels que l’Agence des droits fondamentaux de l’UE ou le Conseil de l’Europe, ont pourtant déjà tiré la sonnette d’alarme. « Selon les dernières données dont nous disposons, il y a en moyenne 4 incidents antisémites par jour en France, au Royaume-Uni et en Allemagne », a condamné la commissaire européenne à la Justice, Věra Jourová. 

« Ce qui me fait peur, ce ne sont pas les bruits de bottes dans les rues, ce ne sont même pas ceux qui brûlent des symboles en criant des slogans d’un autre temps, non, ce qui me fait peur ce sont plutôt ceux qui manipulent ceux qui défilent dans les rues », a réagi Linnéa Engström (Verts/ALE, suédoise). 

Pour Stanislav Polčák (PPE, tchèque), il faut une ‘tolérance zéro’ avec des mesures répressives en cas d’attaque à la démocratie européenne. 

À qui la faute ? Pour David Coburn (ELDD, britannique), avant tout à l’Union européenne, qui a ignoré les partis populistes, tels que UKIP ou le Mouvement cinq étoiles, et laissé la porte ouverte aux migrants qui « prennent le travail des autres ». « À quoi vous attendez-vous ? Les personnes vont défendre leurs emplois et leurs maisons ! », a-t-il lancé. 

Il faut effectivement s’intéresser davantage aux causes de la montée des violences néo-fascistes a admis la commissaire Jourová, qui estime qu'elles relèvent souvent de la peur, la pauvreté, l'incertitude et la confusion. 

La Commission et le Conseil ont tous deux assuré aux députés que cette question était, bien entendu, prioritaire. Du côté du PE, une résolution à ce sujet sera mise aux voix lors de la prochaine session plénière. (Marion Fontana)

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