La Commission européenne a considéré que la réunion de lundi 30 juillet à Genève entre l’UE, l’OIM (Organisation internationale des Migrations) et le HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) ainsi que les pays concernés situés sur le pourtour de la Méditerranée avait été « ouverte » et « positive » et avait permis de mettre en évidence les « défis » à relever et des « solutions pratiques » entourant le concept de 'plateformes de débarquement de migrants', approuvé par le Conseil européen du 29 juin et développé par la Commission européenne le 24 mai.
L’objectif fixé par les différentes parties est de parvenir à une meilleure « prévisibilité » en matière d’opérations de recherche et sauvetage. Il y a eu « un consensus » en général « pour renforcer la coopération » et la « volonté de poursuivre les discussions », a déclaré la Commission, sans autres détails. Cette réunion, qui visait aussi à bâtir la confiance de part et d’autre alors que le nombre d’opérations de sauvetage a été réduit ces dernières semaines du fait, entre autres, des obstacles posés par Rome et que le nombre de morts en mer augmente, « a également permis à l'UE de clarifier le fait que nous recherchons des solutions collectives avec tous les partenaires autour de la Méditerranée, sur un pied d'égalité », a ajouté la Commission.
Dans l'intervalle, la Commission et le Service européen d’action extérieure continueront à « travailler en étroite collaboration avec le HCR et l'OIM et les États membres pour développer davantage la manière dont [ils peuvent] offrir une offre de soutien ciblé et destiné aux pays tiers ».
Selon l'OIM, 1 514 personnes sont mortes depuis le début de l'année 2018 en tentant de traverser la Méditerranée (57 571 personnes dans l’UE sont arrivées par cette route). Contacté, le bureau de l'OIM à Bruxelles ne souhaitait pas commenter le contenu de cette réunion qui était à huis clos et dont les participants se sont engagés à la discrétion.
L'OIM et le HCR ne pouvaient pas non plus indiquer mardi le suivi de cette réunion, le calendrier de futures rencontres devant être maintenant décidé à la rentrée. Cette rencontre de Genève était en tout cas une toute première discussion destinée à évoquer les préoccupations respectives, mais pas encore à aboutir à des engagements concrets. (Solenn Paulic)