Le président de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, Pier Antonio Panzeri (S&D, italien), a demandé, lundi 30 juillet, que l’UE prenne des mesures contre les violations des droits de l’homme au Cambodge, à la suite des élections de la veille, jugées non crédibles par l’UE (EUROPE 12073).
« L'engagement du Cambodge à respecter les droits de l'homme et les libertés fondamentales sous-tend l'octroi du régime de l'UE ‘Tout sauf les armes (TSA) en franchise de droits’ », a rappelé M. Panzeri. « J'invite la Commission européenne et le Service européen pour l'action extérieure à faire rapport rapidement sur leur évaluation du respect, par le Cambodge, de ses obligations en matière de droits de l'homme, comme le prévoit le processus de suivi de l'initiative TSA, et à proposer une réponse appropriée à la détérioration inquiétante de la situation des droits de l'homme dans le pays », a-t-il ajouté. Le 12 juillet, la Commission européenne a averti que le retrait des préférences commerciales au titre du régime 'Tout sauf les armes' (TSA) n'était pas exclu (EUROPE 12061).
Le président de la sous-commission DROI a aussi exhorté le gouvernement cambodgien à inverser la « grave tendance » actuelle à affaiblir la démocratie et les droits politiques et à réduire au silence des voix dissidentes « en s'engageant à respecter les principes démocratiques et en libérant immédiatement » le dirigeant du principal parti de l’opposition, Kem Sokha. (Camille-Cerise Gessant)