« La cybercriminalité est devenue l’un des risques les plus importants pour le secteur financier » : c’est en ces termes que Tim Hermans, directeur de la Banque nationale de Belgique, s’est exprimé lors d’une conférence sur la cybercriminalité et la finance, le 16 juillet.
Organisé conjointement par la Banque nationale d’Autriche et la chancellerie fédérale autrichienne, cet événement a notamment abordé les défis réglementaires posés par les nouvelles technologies et les menaces sur le système. À cette occasion, la secrétaire d’État autrichienne, Karoline Edtstadler, a réitéré l'ambition de son pays de finaliser l’acte sur la cybersécurité et de faciliter l'adoption de mesures de cyber-résilience dans divers secteurs.
Interrogée en conférence de presse sur les détails de l'acte sur la cybersécurité, et notamment le caractère obligatoire ou volontaire de la certification, elle a souligné que les négociations étaient en cours et qu'elle ne pouvait pas se prononcer.
Pour rappel, le Parlement européen a en effet introduit l'idée d'une certification obligatoire dans certains cas précis, notamment pour certains services offerts par des infrastructures à risque (EUROPE 12059).
Ewald Nowotny, gouverneur de la Banque nationale autrichienne, a, quant à lui, expliqué qu'une certification obligatoire n'était pas nécessaire pour le secteur des banques (ce que le Parlement veut imposer pour les infrastructures critiques). M. Hermans a semblé se ranger à cet avis, avant d'insister sur les initiatives sectorielles déjà appliquées par l'industrie. Tous les intervenants ont insisté sur l'importance de la prévention et d'un bon partage d'information. (Sophie Petitjean)