login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12038
INSTITUTIONNEL / Parlement

Mouvement social, bras de fer entre les interprètes et la direction du PE sur le niveau du service minimum

Les représentants des syndicats des interprètes et la direction du Parlement européen continuaient de négocier, lundi 11 juin, les modalités des arrêts de travail que les interprètes comptent effectuer à partir de mardi durant la session plénière. 

Les discussions entre les deux camps portent sur la question des réquisitions d'interprètes que souhaite l'administration du PE afin d'assurer un service minimum qui perturberait le moins possible les travaux de la session plénière. 

Les grévistes ne contestent pas le principe d'un service minimum, à condition qu'il ne vide pas l'action de grève de sa substance et qu'il soit agréé conformément à un dialogue social mené en bonne et due forme (définition au préalable du service minimum, respect des délais...). 

Selon nos informations, les interprètes seraient prêts à accepter une réquisition à hauteur de 25 % à 30 % du personnel alors que l'administration du PE souhaiterait mobiliser entre 39 % et 59 % du personnel (213 interprètes pour chaque journée de plénière), un niveau que les interprètes estiment contraire au principe de proportionnalité. Mais ils rejettent en bloc la requête de l'administration du PE concernant la constitution d'une équipe de réserve de 50 interprètes. 

Une réunion du Bureau du Parlement devait se pencher sur ce dossier à l'heure où nous mettions sous presse, lundi soir à Strasbourg. 

Interrogé sur ce mouvement social quasi inédit au Parlement européen (EUROPE 12034), le directeur de la communication de l'institution européenne, Jaume Duch Guillot, a indiqué, lundi, que « les interprètes (étaient) encore en train de décider si oui ou non ils (allaient) activer le préavis ». Il s'est dit « confiant » que les négociations en cours permettront de rapprocher les positions des deux parties. Néanmoins, si des arrêts de travail se produisent, « il est clair que la Maison prendra aussi les mesures nécessaires pour que les travaux, y compris toute la plénière, ne soient pas perturbés », a-t-il considéré. 

Les interprètes ne souhaitent pas perturber les débats considérés comme les plus importants de la session plénière, tels que le débat, mercredi, sur l'avenir de l'UE avec le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte. Mais ils souhaitent quand même rendre visible leur action. (Mathieu Bion avec Marion Fontana)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉDUCATION - JEUNESSE
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES
BRÈVES