Le président de l’Eurogroupe, Mário Centeno, a rappelé, au Brussels Economic Forum, mardi 5 juin, vouloir avancer dans les réformes relatives à l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM).
S’il s’est effectivement félicité du retour des bons résultats actuels dans toute l’Union (EUROPE 12014), M. Centeno a tenu à souligner que les « institutions sont toujours incomplètes ».
Faisant référence au sommet de la zone euro, qui se tiendra les 28 et 29 juin à Bruxelles, le président de l’Eurogroupe considère que « nous avons le choix de demeurer vulnérables à la prochaine crise et à l’instabilité politique et des marchés ou bien d'être audacieux et décider de prendre l’euro plus au sérieux ».
M. Centeno s’est certes déclaré satisfait de l’accord du 25 mai au Conseil de l'UE sur le paquet ‘réduction des risques bancaires’ (EUROPE 12027), mais il a rappelé que la priorité était dorénavant de parvenir à un accord ce mois-ci pour que le Mécanisme européen de stabilité (MES) devienne le filet de sécurité (‘common backstop’) du Fonds de résolution unique (SRF), bras financier de l’Union bancaire.
Il a également ajouté vouloir avancer sur le système européen de garantie des dépôts bancaires (EDIS) et sur le renforcement de l’actuel MES.
Enfin, M. Centeno s’est dit favorable à la création d’une fonction de stabilisation macroéconomique, en référence à la proposition de la Commission européenne (EUROPE 12013, 12031).
La réunion des chefs d’État et de gouvernement des 28 et 29 juin sera, à cet égard, d’une importance cruciale. (Lucas Tripoteau)