Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont rendez-vous lundi 4 et mardi 5 juin à Sofia pour leur traditionnel Conseil informel semestriel, avec, au programme, une discussion officielle (le 5 juin) sur le renouvellement des générations. Les récentes propositions de la Commission européenne sur la future PAC et son budget risquent de dominer les discussions en coulisses (voir autres nouvelles).
Le thème officiel choisi par la Présidence bulgare pour la réunion informelle des ministres de l’Agriculture est celui du renouvellement des générations dans le contexte de la PAC post-2020. Et à cela, s’ajouteront les immanquables débats sur le budget alors que la Commission propose une réduction importante de celui-ci.
Lors de leur échange de vues formel, mardi 5 juin, les ministres seront invités à répondre à trois questions : - Dans quelle mesure les dispositions actuelles de l’UE visant au renouvellement des générations contribuent-elles à attirer et à retenir les jeunes agriculteurs dans le secteur ? - Quelles initiatives mises en œuvre au niveau national ont prouvé leur capacité à impliquer davantage de jeunes dans le secteur ? - Que faut-il améliorer dans la Politique agricole commune après 2020, pour accroître l’efficacité des mesures et stimuler le processus de renouvellement des générations ?
Accès à la terre, aux capitaux et à la formation. Dans un document préparé pour l’occasion, la Présidence bulgare identifie trois raisons expliquant les difficultés qu’éprouvent les jeunes agriculteurs à démarrer une entreprise agricole.
Tout d’abord, l’accès à la terre : environ 60 % des jeunes agriculteurs de l’UE rencontrent des problèmes d’achat ou de location de terres, principalement en raison de leur prix élevé et de leur disponibilité limitée.
Ensuite, l’accès aux fonds ou aux capitaux : bien souvent, les jeunes agriculteurs manquent de garanties pour contracter un prêt et cela affecte directement leur compétitivité par manque de terres et d’équipements. 35 % des jeunes agriculteurs de l’UE feraient état de problèmes d’accès aux subventions et aux crédits, à cause de procédures trop compliquées.
Dernier obstacle, l’accès à l’enseignement spécialisé et l’amélioration de la qualification professionnelle : 20 % des jeunes agriculteurs de l’UE connaîtraient ce type de problème. De plus, le manque d’information sur la situation du marché réduirait leur capacité à réagir de manière adéquate (EUROPE 12029). (Lionel Changeur)