login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11911
POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

Les systèmes d'Europe de l'Ouest sont généralement les plus protecteurs dans l'UE

Les besoins en matière de santé sont les moins satisfaits en Estonie, en Grèce et en Pologne. C'est l'une des conclusions de l'état de la santé dans l'UE publié le 23 novembre par la Commission européenne. Cet état de la santé s'articule autour de 28 rapports nationaux ainsi que d'un document général d'accompagnement de 72 pages. Il sera discuté lors de la prochaine réunion des ministres de la Santé, le 8 décembre. 

Cet exercice a été réalisé en collaboration avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé. Il s'inscrit dans la nouvelle stratégie de la Commission sur l'état de la santé et fait suite à un premier rapport ('Health at Glance') publié en novembre 2016. Il fournit une analyse de l'état de santé de la population et des facteurs de risque importants, ainsi que de l'efficacité, l'accessibilité et la résilience des systèmes de santé dans chaque État membre de l'UE. 

Invité en conférence de presse à lister les meilleurs résultats, le commissaire Vytenis Andriukaitis a déclaré : « Je ne peux pas dire quel est le meilleur système. Ils ont tous des éléments de force et des faiblesses », ajoutant toutefois que le caractère accessible et abordable de certains modèles pourrait clairement être amélioré. Le rapport d'accompagnement montre, par exemple, que ces critères ne sont pas remplis en Pologne. « Le prix élevé des consultations et les besoins médicaux non satisfaits sont des préoccupations majeures en Pologne. En raison notamment des déséquilibres de la main-d'œuvre et de l'allocation des ressources, la Pologne a des niveaux élevés de besoins non satisfaits en matière de soins médicaux et les plus longues listes d'attente pour les procédures électives dans l'UE », indique-t-il.

Plus largement, cet exercice montre que l'espérance de vie est la plus élevée en Espagne, en Italie et en France, soit au-dessus de la moyenne européenne établie à 80,6 ans. Les décès prématurés qui auraient pu être évités avec des soins de santé rapides et efficaces (mortalité évitable) sont les plus nombreux en Lettonie, en Lituanie, en Roumanie et en Bulgarie. En ce qui concerne le personnel soignant, l'UE comptait une moyenne de 3,6 médecins (et 8,4 infirmiers) pour 1000 habitants en 2015. La Pologne, le Royaume-Uni et la Roumanie figuraient parmi les États avec le moins de médecins et la Grèce, la Bulgarie et la Lettonie, ceux avec le moins d'infirmiers. 

 « Nous ne sommes pas ici pour montrer du doigt. Mais pour donner la possibilité d’échanger avec des experts de l’OCDE. Cela pourra prendre la forme d'un séminaire, un atelier ou un dialogue politique plus complet. J’espère que ça pourra inspirer tous les niveaux politiques, afin que tous les citoyens aient un accès rapide à des soins de santé novateurs, sûrs et efficaces », a conclu le commissaire Andriukaitis. Le rapport d'accompagnement peut être consulté à la page: http://urlz.fr/6auE.  (Sophie Petitjean) 

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
ÉDUCATION
BRÈVES