login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11788
INSTITUTIONNEL / France

Le nouveau couple franco-allemand conscient de sa responsabilité dans la refonte du projet européen

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, ont affiché leur volonté de donner un nouvel élan au tandem franco-allemand en vue de refonder l'Europe, lundi 15 mai à Berlin, à l'occasion du premier déplacement à l'étranger du nouveau président français.

Les élections françaises ont montré que la montée du populisme est la conséquence d'un pays qui doute et d'une Europe qui ne protège pas suffisamment ses travailleurs ni ses entreprises, a déclaré M. Macron, à l'issue de la rencontre. Promettant de réformer son pays - « le seul qui en 30 ans n'a pas été en mesure de résorber le chômage de masse » -, il a prôné une « refondation » européenne qui s'appuierait sur une relation franco-allemande basée sur la « confiance » et pas le « chantage ». Souhaitant bonne chance à M. Macron, notamment dans l'optique des élections législatives de juin, Mme Merkel a estimé que les Français avaient montré lors des élections présidentielles à quel point l'Europe était un « trésor » que la coopération franco-allemande devait œuvrer à protéger.

Les deux dirigeants ont énuméré les chantiers de court et moyen termes dans lesquels ils entendent s'impliquer. Pour M. Macron, l'Europe doit être « moins bureaucratique » et protéger davantage, notamment en introduisant de la « réciprocité » dans les échanges commerciaux avec les partenaires internationaux. La chancelière allemande a aussi évoqué les réformes en cours des règles européennes encadrant le travail détaché et du système d'octroi de l'asile ainsi que des projets bilatéraux dans le domaine de la défense.

Sur la zone euro, l'Allemande et le Français ont indiqué que leurs deux pays allaient travailler dans les prochaines semaines sur une « feuille de route » visant à approfondir l'Union économique et monétaire (UEM). « Nous ne nous occuperons pas que du Brexit, car nous allons approfondir l'UEM », a souligné Mme Merkel. Plus concret, M. Macron a précisé que, sur la question des euro-obligations, l'idée de mutualiser les forces devait servir à réaliser les investissements futurs et pas à mutualiser les dettes passées.

Quant à la question d'un changement de traité pour consolider la zone euro, tant le président français que la chancelière allemande n'ont pas fermé la porte à une réforme institutionnelle européenne, à condition d'abord de préciser la finalité du projet. « Nous pouvons changer le traité si cela a un sens. D'abord, il faut nous mettre d'accord sur ce que nous souhaitons atteindre », a dit Mme Merkel. (Mathieu Bion)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL
BRÈVES
BIBLIOTHÈQUE EUROPÉENNE