La coopération européenne en matière d’évaluation des technologies de la santé devrait être poursuivie, voire approfondie après 2020. C’est ce qui ressort de la consultation publique menée d’octobre 2016 à janvier 2017 par la Commission européenne et dont un résumé des réponses a été publié le 15 mai.
Les technologies de la santé regroupent toutes les interventions susceptibles d’être utilisées pour promouvoir la santé, prévenir, diagnostiquer ou traiter une maladie ou pour la rééducation ou les soins au long cours. Elles englobent notamment les médicaments, les dispositifs, les procédures et l’organisation dans les systèmes de santé. L’évaluation de ces technologies permet aux autorités publiques d’identifier la relative efficacité d’une technologie nouvelle par rapport à celles qui existent déjà et d’orienter, à terme, l’allocation des ressources financières disponibles.
Au total, la Commission a reçu 250 réponses à sa consultation publique, dont une moitié venait de l’industrie. Presque tous les répondants ont reconnu l’utilité des technologies d’évaluation de la santé : 81% considèrent que la coopération actuelle est utile dans une certaine mesure, et 87% considèrent que cette coopération devrait continuer au-delà de 2020, lorsque l’action conjointe 3 EUnetHTA arrivera à expiration. Parmi ceux qui soutiennent une coopération européenne en la matière, 80% pensent que le champ devrait inclure les produits pharmaceutiques et 72% considèrent que les technologies médicales devraient être couvertes. Sur la forme que devrait prendre une telle coopération, la plupart des répondants soutiennent une « participation volontaire avec une adhésion obligatoire » des organismes compétents des États membres.
Le texte du rapport peut être consulté à la page :
https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/technology_assessment/docs/20161020_frep_en.pdf. (Sophie Petitjean)