Une étude de la fondation Anna Lindh pour le dialogue et la culture en Méditerranée, financée par l’UE, montre que « les citoyens européens et ceux des pays de la rive Sud et Est de la Méditerranée ont un appétit croissant pour la connaissance mutuelle », selon un communiqué diffusé vendredi 12 mai.
Ce désir se trouverait cependant « face à la réalité d’une augmentation alarmante des tendances xénophobes et sectaires ayant un impact sur la cohésion sociale dans la région ».
L’enquête tire les conclusions d’un sondage réalisé par ‘Gallup Europe’ dans 13 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) : l’Albanie, la Belgique, le Danemark, l’Égypte, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, la Jordanie, le Maroc, la Pologne, l’Espagne, la Tunisie et la Turquie.
Il en ressort qu'« environ 80% des Européens et 65% des citoyens de la Méditerranée méridionale et orientale sont intéressés à en savoir davantage sur les affaires politiques, économiques, religieuses et culturelles de l’autre rive de la Méditerranée ». Toutefois, si 82% considèrent « la diversité une source de prospérité, 47% craignent qu’elle puisse avoir un impact négatif sur la stabilité sociale ». Selon ces résultats, « les croyances religieuses ont baissé sur l’échelle des priorités des populations depuis 2009. La première priorité est la famille (56%), suivie par le respect des autres cultures (39.5%) et en troisième position les croyances religieuses (33,5%). Les Jeunes sont optimistes en ce qui concerne l’avenir, en particulier sur la rive sud et est de la Méditerranée, avec 65% estimant que leur vie sera meilleure dans les 5 prochaines années ».
Au total, c’est « une image positive » qui se dégage. La Méditerranée « émerge avec environ 80% des personnes l’associant à l’hospitalité, l’héritage culturel commun, un mode de vie et de nourriture spécifique et une participation civique ». (Fathi B’Chir)