Les représentants du Conseil et du Parlement européen devaient se retrouver, mercredi 10 mai dans l'après-midi, pour mener des négociations interinstitutionnelles sur le système entrée/sortie visant à mieux contrôler les arrivées et les sorties, ainsi que les durées de séjours dans l’espace Schengen, des ressortissants des pays tiers.
Après plusieurs réunions techniques, il s’agissait du second trilogue politique. Les questions sur la table sont diverses: la nature des autorités compétentes pouvant accéder à cette nouvelle base de données ou les questions de durée de rétention de ces données. Le rapporteur du PE, l’Espagnol Agustin Diaz de Mera (PPE), doit informer jeudi matin la commission libertés civiles (LIBE) du PE de l’état d’avancement des trilogues.
Le système de frontières dites intelligentes (‘smart borders’) a pour objectif de stocker les données des voyageurs franchissant les frontières extérieures de l’UE dans un système appelé 'entrée/sortie'. Promu par les États membres, en particulier l'Allemagne et la France, le système entrée/sortie doit accélérer et renforcer les contrôles aux frontières extérieures pour les ressortissants des pays tiers qui se rendent dans l’Union. Il remplacera l’apposition d’un cachet sur les passeports par un système électronique qui stocke les données du voyageur.
La France avait demandé que le système puisse aussi s’appliquer aux Européens, mais cette extension aux ressortissants européens ne trouve pas de majorité au Conseil, certaines délégations estimant qu'elle rendrait le système trop complexe. Les députés de la commission LIBE avaient adopté leur position le 27 février (EUROPE 11735). Les ambassadeurs nationaux auprès de l'UE avaient approuvé, pour leur part, la position du Conseil le 3 mars (EUROPE 11738). (Solenn Paulic)