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Bulletin Quotidien Europe N° 11725
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / GrÈce

Un accord est à portée de main, selon M. Dombrovskis

Si toutes les parties font un effort final, elles pourront boucler la seconde mission de suivi du programme grec « en peu de temps », a déclaré, mardi 14 février, le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, lors d’un débat en session plénière du Parlement européen. Il répondait aux interrogations des députés, notamment Udo Bullman (S&D, allemand), qui se demandaient ce qui pouvait bien empêcher un accord d’intervenir entre les autorités grecques et les institutions représentant les créanciers.

En effet, depuis plusieurs années, les indicateurs n’ont jamais été si positifs. La Grèce a renoué avec la croissance et elle dépasse ses objectifs budgétaires, comme l’ont confirmé les projections économiques publiées lundi par la Commission européenne (EUROPE 11724). La députée européenne Sylvie Goulard (ADLE, française) a d’ailleurs noté le ton calme du vice-président et le fait que l’on avait quand même toujours l’air d'être « en mode gestion de crise ».

La veille, depuis Francfort, le vice-président Dombrovskis avait estimé que le problème était que « le FMI est venu avec des prévisions économiques et budgétaires très pessimistes sur la Grèce. De plus, il ne corrige pas ces prévisions en se basant sur des faits, en se basant sur les résultats ». Une source européenne a noté mardi que le FMI avait bien relevé ses prévisions de croissance pour la Grèce, mais n’avait pas bougé d’un iota en ce qui concerne les prévisions budgétaires.

Pendant le débat avec les députés européens, Valdis Dombrovskis a estimé que la Grèce était sur les rails pour atteindre ses objectifs budgétaires cette année (un excédent budgétaire primaire de 1,75%). Cependant, il y a un léger écart à combler pour 2018. « Mais des mesures ont été préidentifiées pour clore une partie substantielle de cet écart », a-t-il indiqué.

La Commission semble être la seule institution à penser qu’un pays qui fait mieux que les objectifs fixés jusque-là ne devrait pas légiférer à l’avance pour un potentiel écart dans le futur. L’accord que devront trouver les parties devra être politiquement acceptable, car le gouvernement Tsipras ne dispose que d’une très courte majorité au parlement national, et ne pas nuire à la reprise, selon une source européenne.

« Ce n’est pas la première fois que le FMI émet des demandes qui sont en porte-à-faux avec les positions des partenaires européens », a estimé Udo Bullman. « Aujourd’hui, le problème n’est pas que le gouvernement grec refuse de faire ce qu’il faut ».

Sylvie Goulard s’est, quant à elle, interrogée sur le fait qu’il était peut-être temps de se demander si les Européens voulaient continuer avec le FMI.

« Est-ce que les créditeurs européens et le FMI souhaitent que la Grèce soit aidée pour sortir de cette crise ou souhaite-t-on encore accepter un retour en arrière ? » s’est interrogé le député grec Dimitrios Papadimoulis (GUE/NGL). « L’instabilité ne doit pas être alimentée. Et le FMI doit enfin accepter les chiffres d’Eurostat. Nous voulons seulement le respect des engagements pour que les Grecs puissent enfin sortir du tunnel », a-t-il expliqué. (Élodie Lamer avec Emmanuel Hagry)

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