L’industrie européenne des bioplastiques a salué, vendredi 27 janvier, la feuille de route pour une stratégie de l'UE sur les matières plastiques, annoncée par la Commission européenne dans son 'mini-paquet' sur l’économie circulaire, présenté le 25 janvier, car elle y voit à la fois un passage obligé et une opportunité pour stimuler les alternatives aux combustibles fossiles (EUROPE 11712).
Par bioplastiques on entend les plastiques fabriqués à partir de sous-produits agricoles ou de bouteilles en plastique et autres récipients usagés à l’aide de micro-organismes.
Attendue pour l’automne prochain, la stratégie de l'UE visera à améliorer les conditions économiques et la qualité du recyclage et de la réutilisation des plastiques, à relever le faible taux de recyclage et de réutilisation et à remédier aux problèmes liés à la présence de grandes quantités de matières plastiques dans l’environnement et, en particulier, dans les océans. Elle visera aussi à remédier, par la même occasion, à la forte dépendance à l’égard des combustibles fossiles en tant que matières premières, a indiqué la Commission.
European Bioplastics (EUBP), l’association représentant l’industrie des bioplastiques tout au long de la chaîne de valeur en Europe, qualifie d’« ambitieuse » l’approche de la Commission et salue la priorité donnée par cette dernière à l'évaluation des moyens de 'décarboner' l'industrie des plastiques. L'association fait valoir que remplacer les biocarburants conventionnels par des alternatives issues de plantes ou de déchets réduira les émissions de gaz à effet de serre, mais elle souligne que cette approche doit s'accompagner de critères de durabilité pour garantir à la fois un approvisionnement responsable et la sécurité alimentaire.
« Une stratégie de l’UE sur les plastiques est nécessaire pour stimuler un changement continu dans l’industrie des plastiques, permettant de s’orienter vers une économie innovante, durable et efficace dans l’efficacité des ressources », a déclaré François de Bie, président d'EUBP. Et d'ajouter : « Des alternatives aux carburants fossiles comme la biomasse ou le CO2 seront prises en compte pour la fabrication des plastiques. En outre, diverses options de fin de cycle de vie seront évaluées. Faire usage des propriétés biodégradables des bioplastiques contribuera à ne pas mettre en décharge des déchets organiques et à réduire les fuites de plastique dans l’environnement ». (Aminata Niang)