La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) a appelé, samedi 28 janvier, les autorités chinoises à enquêter « sans délai » sur les actes de torture dans le cas de l’avocat des droits de l’homme Xie Yang et sur les allégations de torture concernant les avocats Li Heping et Wang Quanzhang.
Selon ses avocats, Xie Yang a été, entre autres, enchaîné à une chaise en métal, violenté ou encore privé de sommeil et de lumière du soleil. Li Heping et Wang Quanzhang auraient été torturés, notamment par électrocution. Leurs familles seraient aussi harcelées.
Soulignant les informations récentes sur les « sérieux » mauvais traitements que ces avocats auraient subis, la porte-parole du SEAE a estimé que si ces mauvais traitements étaient confirmés, cela « équivaudrait à de la torture ». « Conformément à l'article 18 de la loi chinoise sur la procédure pénale, si les actes de maltraitance ou de torture sont confirmés, cela devrait entraîner la sanction des responsables », a ajouté la porte-parole du SEAE. « Entre-temps, toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et le bien-être de ces personnes doivent être prises », a-t-elle ajouté. La porte-parole a rappelé que, dans son examen sur la Chine de décembre 2015, le Comité des Nations Unies contre la torture avait exprimé de vives inquiétudes au sujet de rapports sur la pratique de la torture et des mauvais traitements dans le système de justice pénale chinois.
Par ailleurs, la porte-parole a qualifié la libération des avocats des droits de la personne Xie Yanyi et Li Chunfu d’« étape positive », tout en réitérant l’appel de l’UE demandant la libération des avocats et défenseurs des droits de l’homme toujours emprisonnés « y compris Jiang Tianyong ». (Camille-Cerise Gessant)