La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström a salué, vendredi 27 janvier, la volonté de la Chine d'assurer un rôle de leader pour le système commercial multilatéral, tout en appelant à rester vigilant vis-à-vis des réformes attendues de la part de Pékin en matière d'ouverture des marchés.
« Si vous demandez à une entreprise européenne ce qu’elle pense (de l'engagement de la Chine en faveur du libre-échange promis par le président chinois, Xi Jinping, lors du Forum économique mondial de Davos, à la mi-janvier, en lieu et place des États-Unis de Donald Trump), elle vous dira que ce n’est pas simple de faire des affaires en Chine. Ce n’est pas un pays avec un système juridique fiable, où l’on respecte les droits de l’homme. Les entreprises d'État y bénéficient de bien des avantages et restent opaques », assure Mme Malmström, dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde.
« Il faut rester attentifs. La Chine a une grande confiance en elle en ce moment, elle constate qu’il y a un vide à remplir, elle veut montrer qu’elle est prête à prendre un leadership. Je crois qu’elle est sincère quand elle dit qu’elle veut défendre le système multilatéral », ajoute-t-elle, louant l'implication de la Chine dans les négociations pour l'accord climatique international de Paris conclu en 2015.
Mme Malmström fait aussi part de « progrès » dans les négociations UE/Chine, lancées début 2014, pour un accord sur l'investissement, admettant toutefois que « les discussions ne sont pas simples ».
L'UE et la Chine sont convenues, lors de la dernière session de leur dialogue de haut niveau en matière d'économie et de commerce, en octobre 2016, de s'entendre « rapidement » sur les dispositions de base nécessaires pour un échange d'offres sur l'accès au marché (EUROPE 11649). Les deux parties s'étaient entendues, en janvier 2016, sur la portée de leur futur accord (EUROPE 114569). (Emmanuel Hagry)