Alors que la consultation publique de trois mois sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC) sera lancée le 2 février, les organisations et coopératives agricoles de l’UE ont commencé à définir leur position en faveur d'une PAC forte et dotée au minimum des mêmes fonds qu’aujourd’hui (EUROPE 11712).
La Commission européenne va lancer, jeudi 2 février, une consultation publique concernant l’avenir de la PAC (EUROPE 11708). De leur côté, les organisations et coopératives agricoles de l’UE, réunies au sein du Copa-Cogeca, auront, le 9 février, au niveau de leurs présidents, un échange de vues sur la PAC post-2020 avec le commissaire européen Phil Hogan. Le Conseil Agriculture débattra le 6 mars de l'avenir de cette politique et la Commission publiera d'ici fin 2017 une communication sur l'avenir de la PAC.
À ce stade de leur réflexion, les organisations et coopératives agricoles de l'UE considèrent que la ‘durabilité’ devrait être le thème essentiel du débat et que les trois ‘piliers' (économique, environnemental et social) de cette durabilité doivent être traités de manière égale et équilibrée.
PAC forte et davantage d'outils pour gérer les risques et les crises
Le Copa-Cogeca défend, bien entendu, une PAC plus forte et plus stable. Le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE après 2020 devrait au minimum conserver le financement actuel de la PAC, laquelle représente moins de 1% du total des dépenses publiques de l'UE.
Le Copa-Cogeca demande le maintien, à l’avenir, des mesures actuelles visant à faire face à la volatilité des marchés - paiements directs, filets de sécurité et assurance risques. Toutefois, il faudrait pouvoir activer plus rapidement ces mesures. En outre, les organisations agricoles demandent la création de davantage d'outils pour aider les agriculteurs à gérer les risques et elles demandent de développer les marchés à terme. Il est suggéré aussi de ne pas autoriser davantage de transferts de crédits entre le premier pilier (aides directes et mesures de marché) et le second (développement rural).
Par ailleurs, le Copa-Cogeca demande davantage d’efforts pour simplifier les règles de la PAC et s’oppose au projet de la Commission d'interdire l'utilisation de pesticides pour les cultures protéagineuses sur les surfaces d'intérêt écologique (EUROPE 11698). (Lionel Changeur)