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Bulletin Quotidien Europe N° 11714
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Mme Malmström s’inquiète de l'impact du protectionnisme voulu par Donald Trump

La commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a dit s'inquiéter, vendredi 27 janvier, de l'impact des mesures protectionnistes décidées par le nouveau président américain, Donald Trump, tout en restant confiante que les négociations de libre-échange UE/États-Unis (TTIP) sont seulement en pause.

Les conséquences des décisions protectionnistes de M. Trump - le retrait des États-Unis de l'accord de partenariat transpacifique (TPP) ou le souhait de taxer les importations - « peuvent être très graves », redoute Mme Malmström, dans un entretien avec le journal français Le Monde, publié ce week-end. « On risque d’aboutir à une spirale de mesures protectionnistes dans le monde, dont les consommateurs seront les premières victimes. C’est une mauvaise stratégie : elle peut créer des effets positifs à court terme, mais à long terme, ce n’est pas bon du tout », insiste-t-elle, qualifiant d'« erreur majeure » la décision du retrait des États-Unis du TPP qui visait à « contenir l’influence chinoise ».

« Ce retrait est aussi mauvais pour le reste du monde qui aurait à gagner de ce type d’accord visant à forcer certains pays à respecter des règles », déplore Mme Malmström, se félicitant toutefois que les autres pays du TPP, tels que le Mexique et le Japon, « prennent contact » avec l'UE pour « accélérer » leurs négociations commerciales avec les Vingt-huit.

« Dans l'esprit du président américain, il y a un perdant et un gagnant dans les négociations de libre-échange. Nous, Européens, sommes capables d’aboutir à des accords commerciaux où tout le monde gagne, en introduisant des protections environnementales, des garanties de respect des droits de l’homme, de non-privatisation des services publics », poursuit la commissaire.

Enfin, Mme Malmström dit ne pas croire que les négociations pour un accord de libre-échange UE/États-Unis soient enterrées. « Cette année, nous allons faire une pause. Quand toute l’administration Trump sera en place, nous nous verrons et nous discuterons, sur la base du TTIP ou pas. Il faudra voir avec les Américains et avec les États membres. L’idée d’avoir un accord avec les plus grandes économies du monde pour faciliter le commerce a beaucoup de sens et de soutiens au Congrès des États-Unis et dans les milieux d’affaires américains », conclut-elle. (Emmanuel Hagry)

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