La Commission européenne a annoncé, lundi 12 décembre, sa décision d’infliger une amende de 166 millions d’euros aux entreprises Sony, Panasonic et Sanyo pour avoir, avec Samsung SDI, coordonné leurs prix et échangé des informations sensibles sur leurs ventes de batteries ion-lithium rechargeables.
Ces batteries sont notamment utilisées dans les ordinateurs portables et les téléphones mobiles. Samsung SDI a révélé l’existence de l’entente à la Commission et a donc bénéficié d’une immunité totale. Toutes les entreprises impliquées ont reconnu leur participation et accepté de conclure une transaction, ce qui aura légèrement réduit le montant de leur amende respective.
Ces entreprises, par la voie de contacts bilatéraux et parfois multilatéraux, ont convenu de hausses de prix temporaires en 2004 et 2007, motivées par une hausse ponctuelle du prix du cobalt, une matière première entrant dans la fabrication de batteries ion‑lithium. Elles se sont également échangées des informations sensibles sur le plan commercial, telles que leurs prévisions concernant l'offre et la demande ou les prix. Elles ont aussi partagé leurs intentions au sujet de certains appels d'offres lancés par des fabricants de téléphones mobiles, d'ordinateurs portables ou d'outils électriques. Les contacts entre les participants à l'entente ont eu lieu principalement en Asie et occasionnellement en Europe. (Élodie Lamer)