Le ministre maltais des Affaires étrangères, George Vella, a annoncé, mercredi 2 novembre, que la Présidence maltaise du Conseil de l’UE, qui aura lieu le premier semestre de 2017, va accorder une importance particulière à la Méditerranée dans le cadre de la politique étrangère de l'Union européenne.
« Nous avons pour ambition, autant que possible, d’attirer l’attention de l’UE sur les problèmes de la Méditerranée », a-t-il dit lors d’une conférence de presse, à Malte, avec la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini. Il a énuméré la situation dans les pays autour de la Méditerranée, l’immigration, mais aussi le climat et la croissance bleue. M. Vella a ajouté qu’il fallait aussi explorer les opportunités que propose la région méditerranéenne. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères maltais, le ministre a aussi l'intention d’inviter ses homologues de l’UE, des pays partenaires du Sud et des membres du Conseil de coopération du Golfe pour discuter des sujets d’intérêt commun « tels que les aspirations de la jeunesse dans la région ».
De son côté, la Haute Représentante a salué ce choix de mettre en avant la Méditerranée. « C'est un excellent moment pour une Présidence maltaise qui vise à se concentrer de plus en plus sur la Méditerranée », a-t-elle expliqué, rappelant implicitement qu’elle était Italienne. « Je trouve extrêmement important que nous utilisions la Présidence maltaise pour réaliser pleinement (...) que la Méditerranée est d'abord une mer européenne et c'est un canal, un pont, à travers différents continents », a-t-elle ajouté, précisant que la Présidence maltaise allait donner l’occasion à l’UE de travailler avec le Sud de la Méditerranée « non seulement sur la gestion de la migration, mais aussi en termes de partenariat, d'investissements et de croissance ». « C'est une grande opportunité, non seulement pour les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, mais aussi pour les pays européens, de redécouvrir la mer Méditerranée comme un espace d'échanges et pas seulement comme un lieu de troubles », a ajouté Mme Mogherini. (Camille-Cerise Gessant)