Une stratégie transversale applicable aux différents groupes de travail de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ne peut qu’être bénéfique pour une utilisation optimale des preuves dans l’évaluation scientifique, mais les besoins divers, intrinsèques au champ de compétences des différents groupes de travail, devront néanmoins être pris en compte, a estimé l’EFSA lundi 31 octobre.
C’est la conclusion à laquelle est parvenue l’instance pivot de la sécurité des aliments dans l’UE, dans un rapport technique sur ses propres besoins méthodologiques pour l’utilisation des preuves. Ce rapport a été publié sur le Journal de l’EFSA dans le cadre du projet PROMETHEUS (Promoting Methods for Evidence Use in Scientific Assessments).
Par besoin méthodologique, on entend tous les éléments qui peuvent contribuer à satisfaire aux principes et à la mise en œuvre de l’approche en quatre étapes applicable à l’utilisation des preuves (plan, mise en œuvre, vérification, rapport) : des documents de méthodologie transversaux pour tous les groupes de travail et toutes les unités, la formation du personnel et des experts, les instructions aux candidats pour qu’ils intègrent les cadres réglementaires existants, les référentiels de données spécialisées, les besoins en technologies de l’information ou des approches plus structurées et harmonisées pour la collecte, l’évaluation et la synthèse des données de sous-traitance. Ces besoins méthodologiques ont été définis par un groupe composé d’experts indépendants et du personnel de l’EFSA sur la base d’une étude gérée par les membres des groupes de travail et le personnel scientifique de l’EFSA entre décembre 2015 et mars 2016.
C’est dans le cadre du projet PROMETHEUS qu’a été élaboré en 2015 un rapport scientifique illustrant les principes qui gouvernent l’utilisation des preuves (impartialité, excellence de l’évaluation scientifique, transparence, ouverture et réactivité) et décrivant l’approche en quatre étapes à suivre pour satisfaire à ces principes. PROMETHEUS prévoit aussi une phase durant laquelle la mise en œuvre de cette approche fait l’objet d’une série d’études de cas pouvant conduire à l’identification de besoins méthodologiques supplémentaires. (Aminata Niang)