Le gouvernement grec a présenté, lundi 3 octobre, son projet de budget 2017 qui prévoit le retour du pays à une forte croissance de 2,7% du PIB après presque huit années de récession ininterrompue.
Le projet de budget anticipe également un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette publique) de 1,8 % du PIB. Le 3ème plan de sauvetage grec prévoit qu'Athènes améliore cet excédent selon la trajectoire suivante : 0,5% du PIB en 2016, 1,75% en 2017, 3,5% en 2018 et au-delà.
Côté recettes, de nouveaux impôts (taxes sur le café, la téléphonie mobile, accises sur l'essence, le tabac et le fioul), déjà votés dans le cadre de la 1ère mission de suivi du plan d'aide, seront d'application. Le gouvernement grec anticipe par ailleurs des cessions publiques pour un montant de 330 millions d'euros.
Excepté en 2014 où la croissance avait atteint 0,7% du PIB, la Grèce est en récession économique depuis 2008. Sur cette période, la richesse en Grèce a été réduite d'un quart tandis que la dette publique, située à 113% du PIB en 2008, devrait culminer à un niveau proche de 180% fin 2016 avant de commencer à décroître.
Lundi 10 octobre, l'Eurogroupe devrait être invité à approuver le versement à Athènes de la sous-tranche de 2,8 milliards d'euros si les autorités grecques parviennent d'ici là à finaliser les actions préalables qui lui sont demandées. Cette étape ouvrira la voie au début de la 2ème mission de suivi du 3ème plan d'aide grec doté de 186 milliards d'euros du Mécanisme européen de stabilité (EUROPE 11636). Se tiendront en parallèle des discussions sur l'allègement de la dette grecque, élément déterminant de la participation du FMI au plan de sauvetage. (Mathieu Bion)