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Bulletin Quotidien Europe N° 11637
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ACTION EXTÉRIEURE / Turquie

Pour M. Erdogan, il n’y a aucun obstacle pour que la Turquie devienne membre de l’UE

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé, samedi 1er octobre, qu’il n’y avait aucun obstacle pour que la Turquie devienne membre de l’UE.

« Si l'Union européenne veut admettre la Turquie en tant que membre à part entière, sur la base d’une évaluation objective, il n'y a pas d'obstacle à cela. Nous sommes prêts », a-t-il expliqué dans un discours devant le Parlement turc, à l’occasion de la rentrée parlementaire.

« Toutefois, si l’UE n’a pas l'intention de nous admettre et pense qu’elle peut continuer à bloquer le processus par des exigences déraisonnables, elle a tort », a-t-il prévenu. « Elle devrait savoir que ce jeu est terminé. C’est à l’UE de choisir si elle veut continuer (…) avec ou sans la Turquie. (…) Elle ne devrait pas essayer de jeter cette responsabilité sur nos épaules à travers ses tactiques de ruse », a-t-il ajouté.

Dans son discours, le président turc a estimé que, dans ses relations avec l’UE depuis 53 ans, la Turquie avait toujours été la partie qui tenait ses promesses et faisait des compromis. Selon lui, l’UE a montré ses « véritables intentions » au sujet de la Turquie en faisant adhérer rapidement des pays qui ne sont pas comparables en termes de démocratie ou de critères économiques, tout en gardant la Turquie à sa porte. M. Erdogan a aussi demandé aux Européens de s’abstenir d’utiliser la Turquie comme « bouc émissaire pour les différentes intentions qu’ils entretiennent », attendant de la part de l’UE et des États membres « l'ouverture, la transparence et une reconnaissance sincère des faits ». Il a ajouté que son pays n’avait aucun problème avec les critères de l’UE, qu’elle respecte.

M. Erdogan s’en est aussi pris aux Européens concernant la libéralisation des visas pour les citoyens turcs. « Le régime sans visa promis à la Turquie est censé entrer en vigueur ce mois-ci. Les déclarations faites par l'Union montrent qu'il y a des tentatives pour faire de la lutte contre le terrorisme - une question vitale pour la Turquie - une condition préalable à ce processus. (…) Cette attitude est une manifestation explicite du fait que l'UE ne veut pas tenir sa promesse envers la Turquie », a aussi lancé le président turc. (Camille-Cerise Gessant)

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