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Bulletin Quotidien Europe N° 11637
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

Violeta Bulc prudemment optimiste quant à l’issue des négociations à l’OACI 

L’accord qui se profile à l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI) sur une contribution des transports aériens internationaux à la lutte mondiale contre les changements climatiques n’est pas la panacée, mais, compte tenu du large soutien dont bénéficie le projet de texte en négociation à Montréal,  la commissaire européenne aux Transports, Violeta Bulc, affichait, vendredi 30 septembre,  « un optimisme modéré » quant à l’issue des négociations qui se poursuivront jusqu’au vendredi 7 octobre.

« Après quatre jours de discussions, je suis heureuse de l’élan positif qui émerge de l’Assemblée générale et prudemment optimiste quant à l’obtention d’un résultat positif », a déclaré la commissaire, dans un communiqué publié par ses services. La raison de cet optimisme tient à « la majorité large qui soutient le projet  de résolution » sur une mesure mondiale, fondée sur le marché, qui permettrait aux transports aériens d’atteindre la croissance neutre en carbone à partir de 2020, et qui entrerait en vigueur en 2021, pour être contraignante en 2027 seulement, sauf pour les pays exemptés (notamment les pays les moins avancés et ceux dont le secteur du transport aérien de passager est minime).

Ce système combinant progrès technologiques (amélioration des carburants, de l’efficacité énergétique, des routes aériennes) et compensations des émissions du secteur par d’autres secteurs continue de représenter pour l’UE le « plus petit dénominateur commun », mais la commissaire se réjouit que de nombreux gouvernements, dont les États membres de l’UE et ceux de son voisinage, aient gonflé les rangs des pays, prêts à participer précocement au système (EUROPE 11635, 11621).

À ce jour, 63 pays représentant plus de 83,8% de l’activité de l’aviation internationale ont fait part de leur intention de participer, sur une base volontaire, à ce système dès le début de sa phase pilote, en janvier 2021. Figurent parmi eux un nombre considérable issus d’Amérique latine et d’Afrique, ainsi que l’Australie, la Thaïlande, les États-Unis, les derniers en date étant Israël, le Costa Rica et la Papouasie Nouvelles Guinée.

Circonspect avant même que ne débutent les négociations, le Parlement européen avait demandé à la Commission, qui négocie, d’être ferme. Peter Liese (PPE, allemand), comme Bas Eickhout (Verts/ALE, néerlandais), notamment, et les ONG engagées en faveur des transports durables, comme Transport & Environnement, qui attendaient un système ambitieux et contraignant dès 2020, regrettent que l’accord désormais à portée de main « propose des dérogations et des compensations, mais pas la réduction des émissions » d’un secteur dont les émissions ne font que croître et qui est resté jusqu’ici en marge de la lutte contre le changement climatique (EUROPE 11633, 11620). (Aminata Niang)

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