La Commission européenne a estimé, mercredi 28 septembre, qu’elle n’avait pas encore de raison de lever les autorisations de contrôles aux frontières intérieures de Schengen tels que les pratiquent 5 pays, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Suède et la Norvège. Si tous ces contrôles internes se déroulent strictement dans les limites autorisées et restent proportionnels à ce qui est nécessaire, il reste certaines incertitudes, selon elle. Par exemple, écrit l'institution dans son rapport, il reste encore un nombre important de migrants irréguliers en Grèce qui pourraient chercher à « aller vers le Nord ».
La Commission dit aussi que l’agence européenne de gardes-côtes et gardes-frontières n’est pas encore opérationnelle (elle sera officiellement lancée le 6 octobre en Bulgarie), tout comme d’autres instruments permettant de renforcer les frontières externes de l’UE. Il apparaît donc « nécessaire », à ce stade, de maintenir ces contrôles, indique le rapport de la Commission.
Ce constat ne préjuge toutefois pas de la décision que la Commission devra prendre le 12 novembre à l’ issue de la période de contrôle autorisée en mai 2016 pour six mois. En théorie, l’objectif de la Commission est de revenir à un fonctionnement entièrement normal de Schengen à la fin 2016, même si elle ne fixe désormais plus de date (elle avait évoqué novembre ou décembre dans sa Feuille de route « Revenir à l’esprit de Schengen », adoptée le 4 mars dernier) et indique que cela doit arriver « dès que possible ». La Commission pourrait aussi décider, le 12 novembre, d’autoriser le prolongement de ces contrôles pour une nouvelle période de six mois. (Solenn Paulic)