login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11634
POLITIQUES SECTORIELLES / Jai

Les contrôles temporaires aux frontières intérieures de Schengen restent nécessaires, estime la Commission

La Commission européenne a estimé, mercredi 28 septembre, qu’elle n’avait pas encore de raison de lever les autorisations de contrôles aux frontières intérieures de Schengen tels que les pratiquent 5 pays, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Suède et la Norvège. Si tous ces contrôles internes se déroulent strictement dans les limites autorisées et restent proportionnels à ce qui est nécessaire, il reste certaines incertitudes, selon elle. Par exemple, écrit l'institution dans son rapport, il reste encore un nombre important de migrants irréguliers en Grèce qui pourraient chercher à « aller vers le Nord ».

La Commission dit aussi que l’agence européenne de gardes-côtes et gardes-frontières n’est pas encore opérationnelle (elle sera officiellement lancée le 6 octobre en Bulgarie), tout comme d’autres instruments permettant de renforcer les frontières externes de l’UE. Il apparaît donc « nécessaire », à ce stade, de maintenir ces contrôles, indique le rapport de la Commission.

Ce constat ne préjuge toutefois pas de la décision que la Commission devra prendre le 12 novembre à l’ issue de la période de contrôle autorisée en mai 2016 pour six mois. En théorie, l’objectif de la Commission est de revenir à un fonctionnement entièrement normal de Schengen à la fin 2016, même si elle ne fixe désormais plus de date (elle avait évoqué novembre ou décembre dans sa Feuille de route « Revenir à l’esprit de Schengen », adoptée le 4 mars dernier) et indique que cela doit arriver « dès que possible ». La Commission pourrait aussi décider, le 12 novembre, d’autoriser le prolongement de ces contrôles pour une nouvelle période de six mois. (Solenn Paulic)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES