Au lendemain d’un référendum pour modifier la Constitution azerbaïdjanaise, l’UE a appelé, mardi 27 septembre, le gouvernement de Bakou à prendre en compte les préoccupations de la commission de Venise du Conseil de l’Europe concernant les modifications de la Constitution au cours du processus de mise en œuvre du projet d'amendements constitutionnels.
Dans un avis préliminaire, la commission de Venise a critiqué ces modifications qui, pour un grand nombre d'entre elles, « bouleverseraient gravement l’équilibre des pouvoirs, accordant des compétences sans précédent » au président, mais aussi l’amendement limitant les rassemblements publics.
Par ailleurs, dans son communiqué, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a souligné que, malgré une atmosphère paisible, certaines lacunes avaient été constatées dans le processus préréférendaire, « notamment sur le débat préalable au Parlement et alors que certains militants ont été arrêtés au cours de la campagne ». « L'Union européenne restera engagée dans le dialogue avec l'Azerbaïdjan en ce qui concerne ces questions et d'autres questions clés », a-t-elle ajouté.
La population azerbaïdjanaise a voté en majorité en faveur de l'ensemble des 29 questions posées au référendum. (Camille-Cerise Gessant)