Lors d’une réunion conjointe entre le groupe de travail sur les marchés agricoles, d'un côté, et le groupe de haut niveau sur le lait de l'autre, vendredi 16 septembre à Bruxelles, la Commission européenne a noté des « signes positifs » sur le marché du lait, même si la crise est encore loin d’être terminée.
Après avoir rappelé que les prix du lait avaient diminué de 37% durant la crise, la Commission européenne a indiqué, lors de cette réunion, que le marché du lait et des produits laitiers s'améliorait petit à petit depuis le printemps 2016.
Les prix pour un certain nombre de produits laitiers ont désormais retrouvé leurs niveaux de 2014. Ces « signes positifs » ne se sont pas encore traduits par de meilleurs prix du lait à la ferme (prix payé au producteur), mais, selon les experts, un changement est en passe de se produire, a indiqué le directeur général de la DG Agriculture à la Commission, Jerzy Plewa.
Toujours selon la Commission, les perspectives à moyen terme pour le lait et les produits laitiers restent « favorables », grâce à une demande mondiale et intérieure qui devrait augmenter régulièrement. Ceci devrait donner au secteur laitier de l'UE des possibilités de développer son potentiel de production et d'améliorer sa position et sa part de marché sur le marché mondial, a souligné le directeur de la DG Agriculture.
La Commission, qui a rappelé toutes les mesures prises pour venir en aide au secteur du lait, a insisté sur la nécessité de réfléchir aux perspectives à long terme pour ce secteur « d'importance stratégique ».
Le groupe de travail sur les marchés agricoles de l’UE adoptera son rapport, fin novembre ou début décembre, sur les moyens de renforcer la position des agriculteurs dans le chaîne d’approvisionnement alimentaire.
La Présidence slovaque du Conseil a noté que la production de lait au sein de l'UE devrait augmenter de 1% en 2016. Les prix à la ferme devraient continuer à baisser au moins jusque septembre 2016, mais certaines estimations sont plus sceptiques, tablant sur une hausse des prix aux producteurs uniquement durant la seconde moitié de l’année 2017.
La Présidence slovaque a insisté aussi sur le besoin de promouvoir une meilleure interconnexion entre les consommateurs et les producteurs, grâce à la promotion des ventes locales et régionales de produits. Il faut enfin, selon la Présidence slovaque, lever les barrières qui empêchent la création d’organisations de producteurs. (Lionel Changeur)