Les associations européenne et canadienne des industries de services, le European Services Forum et la Canadian Services Coalition, ont plaidé, vendredi 16 septembre, pour la signature, la ratification et la mise en œuvre rapides de l'accord de libre-échange UE/Canada (CETA).
Le CETA contribuera à renforcer les relations commerciales et d'investissement entre l'UE et le Canada, font valoir les deux associations, soulignant que le commerce de services représentait plus de 28% du total des échanges bilatéraux en 2015 (avec un volume de 31,2 milliards $, soit près de 27 milliards €) et que le secteur des services contribuait pour 50% des 465 milliards $ (415 milliards €) d'investissements directs étrangers entre les deux partenaires en 2014.
Le CETA prévoit un accès au marché « ambitieux et équilibré » dans des domaines d'intérêt essentiels pour les entreprises de services, y compris les échanges de services transfrontaliers, le mouvement des personnes physiques pour la prestation de services et l'accès aux investissements dans le secteur des services. Il contient aussi un chapitre sur la réglementation intérieure et sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, soulignent les deux associations.
En outre, cet accord « progressiste » comprend aussi des « protections légitimes » pour les services publics pour les deux parties, ajoutent-elles, se félicitant du recours aux 'listes négatives' qui assurent une transparence totale du niveau d'ouverture et donnent des informations concrètes aux fournisseurs de services sur les restrictions restantes.
Enfin, le CETA est « tourné vers l'avenir » en matière de marchés publics, en assurant un accès accru aux marchés par toutes les entités publiques dans les États membres de l'UE et au niveau des provinces et des municipalités du Canada, en encourageant une coopération réglementaire accrue et en créant un cadre pour intégrer les accords de reconnaissance mutuelle pour les procédures de licence et de qualification dans les services professionnels.
« Les entreprises, travailleurs et consommateurs des deux rives de l'Atlantique bénéficieront de cet accord une fois mis en œuvre, en particulier les PME qui obtiendront de grands avantages en raison de l'amélioration de l'accès aux marchés publics et de la réduction du fardeau réglementaire », concluent-elles, qualifiant le CETA de « bon instrument » pour que les politiques en matière de commerce et d'investissement « donnent des résultats concrets, réengagent aux principes d'ouverture et renforcent la confiance et la stabilité » en Europe et au Canada. (Emmanuel Hagry)