Le commissaire européen aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, et le président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Denis Zvizdic, ont souhaité, lundi 5 septembre, que les ministres des Affaires européennes des 28 États membres demandent officiellement à la Commission européenne, mardi 20 septembre, de transmettre à Sarajevo le questionnaire que doivent remplir tous les pays qui aspirent à devenir candidats à l'adhésion à l'Union européenne.
Cette évaluation, qui comporte plusieurs milliers de questions, aidera le Conseil à décider d’accorder ou non le statut de candidat à la Bosnie-Herzégovine. Ceci marquerait donc une nouvelle étape dans son parcours vers le statut de candidat officiel de l’UE.
« Je suis confiant que, lors de la prochaine réunion du Conseil affaires générales, et c’est aussi l’intention de la Présidence slovaque de l’UE, il devrait être demandé à la Commission d’avancer et de soumettre le fameux questionnaire », a souligné M. Hahn, lors d’une conférence de presse avec M. Zvizdic. Ce dernier a espéré que les ministres reconnaissent « les efforts des autorités bosniennes ». Il a souligné qu’avancer sur la voie européenne était la première des priorités de la Bosnie-Herzégovine en termes de politique étrangère, qu’il n’y avait pas d’alternatives et que le pays y était pleinement engagé.
Le président du Conseil bosniaque a rappelé que les trois conditions demandées à Sarajevo pour pouvoir avancer dans sa voie européenne avaient été remplies : avancer dans les réformes, mettre en œuvre un mécanisme de coordination sur les affaires européennes et adapter l’accord d’association et de stabilisation à l'adhésion de la Croatie à l'UE. Concernant ce dernier point, M. Hahn a cependant appelé à une signature, car le protocole d’adaptation n’est actuellement que paraphé (EUROPE 11597). Il est important de continuer de travailler sur l’agenda des réformes, a-t-il ajouté.
Le commissaire a aussi salué les progrès « significatifs du pays en termes économiques », que ce soit concernant la baisse du chômage, les exportations ou encore le tourisme. M. Zvizdic a, lui, rappelé l’engagement de son pays à davantage de développements économiques et au renforcement de l’État de droit. (Camille-Cerise Gessant)