Faisant fi des signaux contradictoires ou des critiques émanant des capitales de l'UE à l'encontre des négociations de libre-échange UE/États-Unis (TTIP) ou de l'accord de libre-échange UE/Canada (CETA), dont le processus de signature et de ratification est enclenché, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a montré sa détermination, en marge du sommet du G20 à Hangzhou, les 4 et 5 septembre, à garder le cap sur le TTIP et appelé les Vingt-Huit à soutenir le CETA.
« Le CETA est le meilleur accord de libre-échange et le plus progressiste que l'UE ait jamais négocié. En plus des nouvelles opportunités qu'il crée pour les entreprises et les citoyens, il marque aussi une nouvelle approche pour la protection des investissements, transparente et impartiale. Il mérite le plein appui de nos États membres et, ainsi, une ratification rapide », a insisté M. Juncker lundi.
Quant au TTIP, l'UE « continuera de négocier », avait-il affirmé dimanche, soulignant que le mandat de la Commission restait « pleinement valable ». « Lors du dernier Conseil européen en juin, j'ai demandé à l'ensemble des chefs d'État et de gouvernement s'ils voulaient que l'on poursuive les négociations. La réponse fut un "oui" unanime. Il n'y a rien de neuf sous le soleil », avait-il répété.
« Nous allons continuer à négocier, d'autant que nous pensons que ces accords de libre-échange sont de la plus grande importance » pour dynamiser la croissance et lutter contre le chômage, avait précisé M. Juncker dimanche.
« Soutenir son économie, fixer les règles du jeu sur la base d'un mandat, c'est ce que l'UE fait le mieux. Nous voulons nous assurer que les accords de libre-échange respectent les principes de base et les normes élevées que les citoyens européens attendent de nous. Le libre-échange doit être du commerce équitable », a-t-il insisté lundi, à l'issue du sommet de Hangzhou. (Emmanuel Hagry)