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Bulletin Quotidien Europe N° 11616
SOMMET DU G20 / Économie

Le G20 s’engage à recourir à tous les outils macro-économiques disponibles pour stimuler l’économie

Les vingt plus grandes économies mondiales se sont engagées, lundi 5 septembre, lors de leur 11ème sommet qui s’est tenu à Hangzhou (Chine), à faire usage de tous les instruments de politique macro-économique à leur disposition pour faire face au ralentissement de la croissance mondiale.

« Les leaders du G20 des principales économies mondiales sont d’accord pour recourir à de multiples instruments, y compris les politiques budgétaires et monétaires ainsi que les réformes structurelles pour affronter les risques à court terme », a déclaré le président chinois Xi Jinping, lors de la conférence de presse finale diffusée en ligne par Xinhua.

Dans leur communiqué final en français, les pays du G20 soulignent que les stratégies budgétaires sont « tout aussi importantes » que les politiques monétaires et les réformes structurelles qu'il convient de rendre la politique fiscale et les dépenses publiques « plus favorables à la croissance, notamment en accordant la priorité aux investissements de haute qualité (...) et en nous assurant que la dette publique exprimée en part du PIB s'inscrit sur une trajectoire soutenable ».

Le sommet de Hangzhou a accouché d’un plan d’action qui doit inspirer les pays du G20 dans la mise en œuvre de leurs stratégies nationales de croissance destinées à permettre à l’économie mondiale de croître de 2% d’ici à 2018 par rapport à 2014 (EUROPE 11198).

Focus sur l'innovation. Selon Xi Jinping, les outils budgétaires et monétaires ne produisent plus, à eux seuls, les effets escomptés pour faire face à une reprise économique « qui manque d’élan ». D’où le choix de la présidence chinoise du G20 de se pencher sur le potentiel que représente l’innovation en termes de croissance et de diffusion des opportunités économiques. Le sommet du G20 a, d’ailleurs, adopté un document de référence en la matière qui décline les opportunités liées à l’innovation, non seulement dans les domaines de la recherche et des nouvelles technologies, mais aussi sous forme de nouveaux modèles commerciaux et de gouvernance.

Outre la question des échanges commerciaux (voir autre nouvelle), le président chinois a plaidé pour une réforme des quotas du FMI qui renforce la position des pays émergents. Il a aussi souligné l’inclusion au 1er octobre du renminbi dans le panier de monnaies composant les droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI.

Venus défendre leurs performances économiques et leur stratégie reposant sur le triptyque ‘investissement, réformes structurelles et gestion responsable des finances publiques’, les Européens ont plaidé pour le respect des engagements déjà pris en la matière (EUROPE 11612). Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en avant le plan d’investissement de l’UE qui a favorisé 116 milliards d’euros de nouveaux investissements après un an. « Je travaille à des propositions visant à étendre le plan, à la fois sur la durée et dans son ampleur », a-t-il indiqué.

Enfin, dans le domaine financier, le G20 soutient les travaux du Comité de Bâle pour finaliser le cadre prudentiel dit 'Bâle III' d’ici la fin 2016, « sans augmenter encore de manière significative les exigences globales de fonds propres au sein du secteur bancaire, tout en promouvant une situation équitable ». L'industrie bancaire craint que la finalisation d'une telle réforme entraîne une forte hausse des exigences en capital de qualité optimale (EUROPE 11613).

L'Allemagne assurera la présidence tournante du G20 en 2017. (Mathieu Bion)

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