La Commission européenne a souligné, lundi 5 septembre, que l’objectif de l’Union européenne était toujours de réinsérer la Grèce dans le fonctionnement normal du règlement de Dublin d'ici à la fin 2016, cela après que le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a déclaré, dimanche 4 septembre, que son pays pourrait reprendre les transferts de demandeurs d’asile depuis l’Allemagne vers la Grèce à partir de 2017.
« Nous avons beaucoup entrepris en Europe pour améliorer la situation en Grèce », a expliqué le ministre allemand au journal Welt am Sonntag, ce qui devrait avoir comme conséquence que les demandeurs d’asile arrivés dans l’UE via la Grèce puissent y être renvoyés. Le ministre grec en charge de la Migration, Yannis Mouzalas, a, lui, contesté ce projet et rappelé qu’en ce qui concerne la relocalisation de demandeurs d’asile actuellement présents en Grèce, plus de 8 000 dossiers étaient prêts et toujours en attente.
La Commission a reconnu que le rythme de relocalisation des demandeurs d’asile depuis la Grèce vers les autres États membres, comme ces derniers s’y sont engagés en septembre 2015, pouvait être plus rapide et que les États membres devaient toujours « remplir leurs obligations ». À ce jour, sur les 106 000 demandeurs d’asile que les États membres se sont engagés à accueillir sur deux ans, seules 4 513 personnes ont été relocalisées, dont 1 020 depuis l’Italie et 3 493 depuis la Grèce.
Fin 2011, les États membres avaient décidé de stopper les transferts de demandeurs d’asile de pays à pays, en l’occurrence, vers la Grèce qui s’était retrouvée doublement condamnée pour la mauvaise prise en charge et les mauvaises conditions d’accueil demandeurs d’asile. (Solenn Paulic)