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Bulletin Quotidien Europe N° 11583
INSITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

Plaidoyer de l'Écosse à Bruxelles pour rester dans le giron européen

Bruxelles, 29/06/2016 (Agence Europe) - L'Écosse espère garder des relations privilégiées avec l'Union européenne malgré les résultats du référendum britannique: c'est le message qu'a défendu, mercredi 29 juin à Bruxelles, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, devant plusieurs représentants européens.

Cette visite s'est déroulée en marge de la réunion informelle des vingt-sept chefs d'État ou de gouvernement de l'UE (voir autre nouvelle) et au lendemain du Conseil européen au cours duquel le Premier ministre britannique, David Cameron, a réaffirmé la volonté des Britanniques de quitter l'Union (EUROPE 11582). Elle a eu lieu successivement avec le président du Parlement européen, Martin Schulz, le président du groupe PPE, Manfred Weber, ainsi que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. « L'Écosse a gagné le droit d'être entendue par Bruxelles », avait d'ailleurs affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, quelques heures avant la réunion, sur son compte Twitter. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait, quant à lui, décliné l'invitation, jugeant une telle rencontre « inappropriée » au vu du contexte du 'Brexit'.

L'objectif de Mme Sturgeon a consisté à exposer la position des Écossais, qui ont voté majoritairement (62%) pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE, et de s'assurer que l'Écosse serait bien associée aux prochaines étapes du processus de divorce. Au lendemain du référendum britannique, elle avait exprimé sa détermination à défendre, malgré le résultat, la place de sa région dans l'UE. « J'ai l'intention de prendre toutes les initiatives possibles et d'explorer toutes les options pour respecter la manière dont le peuple écossais a voté - en d'autres mots, de sécuriser notre place continue dans l'UE et dans le marché unique en particulier », avait-elle déclaré. Selon une source diplomatique, elle aurait reçu des réactions sympathiques lors de sa visite à Bruxelles. Le président du groupe PPE l'a remercié sur Twitter.

Les chefs d'État ou de gouvernement n'ont pas, par contre, énormément communiqué sur cette question, à l'issue de leur réunion extraordinaire mercredi. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, craignant les velléités catalanes, a indiqué qu'il s'opposait à des négociations entre l'UE et la région d'Écosse: « Si le Royaume-Uni part, l'Écosse part aussi. (…) Le seul interlocuteur, c'est le Royaume-Uni », a-t-il insisté. La Première ministre polonaise, Beata Szydlo, s'est également exprimée à ce sujet, sur un ton similaire. « Tout le monde devrait être raisonnable et calme » pour ne pas aggraver la situation, a-t-elle affirmé. La question écossaise est une question interne à un État membre et elle doit être gérée par le Royaume-Uni, a-t-elle poursuivi, en lançant ensuite un avertissement aux dirigeants européens: « Les hommes politiques, y compris ceux à Bruxelles, ne devraient pas utiliser cette question à leur propre fin ». Mardi, une source diplomatique avait rappelé, dans ce contexte, que rien ne s'opposait à une demande d'adhésion à l'Union européenne par un « État indépendant » situé dans le voisinage géographique. (Sophie Petitjean avec Mathieu Bion et Jan Kordys)

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