Bruxelles, 29/06/2016 (Agence Europe) - Le Conseil européen a salué, mardi 28 juin, les résultats obtenus avec l'accord entre l'UE et la Turquie du 18 mars pour tacler les flux migratoires en mer Égée.
Dans leurs conclusions, les chefs d'État ou de gouvernement se sont réjouis du fait que cet accord, couplé à la pleine application du Code frontières Schengen, c'est-à-dire le prolongement et le rétablissement à certains endroits des contrôles aux frontières intérieures de Schengen, a permis de réduire très nettement les flux de migrants arrivant de Turquie sur les îles grecques. Ces flux ont pratiquement cessé.
Le Conseil européen a souligné qu'il souhaite poursuivre activement la lutte contre les flux migratoires illégaux de la même manière. Il a réitéré aussi son soutien à la Turquie, qui constitue, selon lui, un pays tiers sûr. Dans les conclusions, le Conseil a notamment évoqué les différentes lois mises en œuvre par la Turquie en faveur des Syriens et des autres nationalités, comme l'accès au travail, ce qui « permet les retours de migrants vers la Turquie ».
Pour le Conseil, il faudrait en même temps poursuivre le soutien aux pays des Balkans occidentaux, notamment pour renforcer la lutte contre les passeurs. Il est aussi nécessaire de rester vigilant quant au développement potentiel d'autres routes, ont souligné les chefs d'État ou de gouvernement. Une seule ligne dans les conclusions est consacrée aux programmes de réinstallation des réfugiés ou relocalisation de demandeurs d'asile, programmes qu'il conviendrait d'accélérer, selon eux.
En revanche, ils ont mis l'accent sur les partenariats ciblés que la Commission européenne a proposé de mettre en place avec plusieurs pays d'Afrique. Ces partenariats seraient basés sur la conditionnalité dans les financements, les budgets versés étant liés aux efforts pour retenir les populations sur place. Des pré-accords de réadmission des migrants arrivés irrégulièrement dans l'UE peuvent aussi commencer à être appliqués dans l'attente d'accords complets, selon le Conseil européen. (Solenn Paulic)