Bruxelles, 15/06/2015 (Agence Europe) - La proposition de la Commission européenne visant à doter l'Union européenne de la nouvelle procédure de test d'homologation en laboratoire pour les véhicules légers (WLTP) a été adoptée par les experts des Vingt-huit au sein du Comité technique pour les véhicules à moteur (procédure de comitologie), mardi 14 juin dans la soirée.
Ce règlement technique sur les procédures d'essai harmonisées au niveau mondial pour les véhicules légers ('World Harmonised Light Vehicle Test Procedure' - WLTP) a été développé au sein de la Commission économique pour l'Europe des Nations unies (UNECE), une des cinq commissions régionales des Nations unies, dont le but est de promouvoir l'intégration économique paneuropéenne. Il vise à remplacer le cycle d'essai en laboratoire actuellement en vigueur (NEDC) dont les lacunes majeures ont été révélées avec le scandale Volkswagen des logiciels truqueurs (EUROPE 11554 et 11399). Les nouvelles procédures édictées permettront ainsi de simuler des conditions plus proches de la réalité, notamment en matière d'émission de CO2, et compléteront le nouveau cadre de test RDE d'émission en oxyde d'azote (NOx) actuellement examiné par le Conseil de l'UE et le Parlement européen, co-législateurs sur ce dossier (EUROPE 11497).
Le texte va être désormais adressé au Parlement européen et au Conseil, dans le cadre des procédures prévues en comitologie. Si le texte est approuvé, la nouvelle procédure WLTP sera obligatoire pour les nouveaux types de véhicules dès septembre 2017, en même temps que l'entrée en vigueur des tests RDE en conditions réelles. Le WLTP sera, par la suite, étendu à tous les véhicules neufs dès septembre 2018.
L'annonce a été saluée par l'organisation environnementaliste Transport & Environment, qui salue la persévérance de la commissaire au Marché intérieur et à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska. Cependant, l'organisation rappelle que les tests en laboratoires resteront toujours peu représentatifs de la réalité, prévoyant à l'horizon 2025 encore des taux d'émission de CO2 en conditions réelles supérieur de 30 % par rapport à ceux mesurés en laboratoire. (Pascal Hansens)