Bruxelles, 12/05/2016 (Agence Europe) - Soulignant sa « profonde préoccupation » concernant la dégradation rapide de la situation sécuritaire et des droits de l'homme en Gambie, le Parlement européen a estimé, jeudi 12 mai, que l'Union européenne et ses États membres devaient envisager de geler toute aide non humanitaire au gouvernement gambien et des « sanctions ciblées à l'encontre des auteurs de violations graves des droits de l'homme ».
Dans une résolution qu'ils adoptées à une forte majorité, les députés condamnent fermement « les disparitions forcées, les détentions arbitraires, les actes de torture et autres violations des droits de l'homme » ciblant les voix dissidentes contre le gouvernement du Président Yahya Jammeh. Ils appellent également à la libération immédiate de tous les manifestants arrêtés lors de rassemblements mi-avril en faveur de la réforme électorale (EUROPE 11534). Les élections présidentielles prévues pour décembre 2016 devront faire l'objet d'une surveillance internationale, soulignent les députés.
Le Parlement appelle aussi le gouvernement gambien à engager un véritable dialogue avec tous les partis politiques d'opposition sur les réformes législatives et politiques et à prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect intégral des libertés d'expression et de la presse. (Camille-Cerise Gessant)