Bruxelles, 12/05/2016 (Agence Europe) - La programmation conjointe de l'aide extérieure par l'UE et ses États membres, est un outil collectif essentiel pour accroître l'efficacité de l'aide et devrait, à ce titre, être davantage utilisée et améliorée, ont souligné les ministres européens du Développement, réunis jeudi 12 mai à Bruxelles.
Les conclusions unanimes adoptées par le Conseil Affaires étrangères, dans son format Développement, insistent sur l'important que revêt cet outil dans le cadre du programme d'action d'Addis Abeba et pour la mise en œuvre des engagements souscrits au titre des objectifs universels de développement durable à l'horizon 2030.
La programmation conjointe mise en œuvre dans 55 pays, dans le cadre de vingt-cinq stratégies conjointes adoptées ou en cours d'élaboration, permet d'accroitre l'efficacité, la cohérence, la transparence, la prévisibilité et la visibilité de l'aide extérieure de l'UE et de ses États membres, elle facilite la division du travail, évitant ainsi les doublons, et réduit la fragmentation de l'aide, souligne le Conseil. C'est aussi un moyen de renforcer la cohérence des politiques de l'UE au service du développement.
Le Conseil invite donc l'UE et les Vingt-huit à promouvoir et renforcer cet instrument. Il invite aussi le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et les services de la Commission européenne à faire rapport régulièrement sur ces exercices conjoints et attend les résultats de l'évaluation en cours de la programmation conjointe de l'aide au développement pour en améliorer les procédures et la pratique. Le SEAE et la Commission sont aussi invités à travailler sur la programmation conjointe à la lumière de la future stratégie globale de l'UE, de la politique de voisinage révisée et de la révision future du 'Consensus européen pour le développement' établissant la vision, les principes et le cadre de la politique de développement de l'UE. (Aminata Niang)