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Bulletin Quotidien Europe N° 11540
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) sÛretÉ alimentaire

M. Andriukaitis assure que la Commission tiendra compte du vote du Parlement sur le glyphosate

Bruxelles, 26/04/2016 (Agence Europe) - Le commissaire à la Santé et à la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, s'est fait « cuisiner » par les députés de la commission de l'environnement et de la sûreté alimentaire du Parlement, que préside Giovanni La Via (PPE, italien), mardi 26 avril à Bruxelles, dans le cadre du dialogue structurel annuel.

Le glyphosate qui empoisonne les esprits et possiblement la santé des consommateurs, des animaux et l'environnement a été au centre des préoccupations, mais d'autres sujets pour lesquels la Commission tarde à agir, comme l'étiquetage des produits alcoolisés ou celui de l'origine de la viande dans les plats préparés, ont été soulevés par les députés.

S'agissant du renouvellement de l'autorisation du glyphosate, le commissaire a redit sa « pleine confiance dans le système d'évaluation scientifique de l'UE » et a tenu à rassurer les députés en leur confirmant que rien n'était encore décidé. « Des discussions sont en cours entre les services de la Commission et les États membres sur la meilleure manière d'avancer pour préparer notre proposition définitive », a-t-il déclaré (EUROPE 11539). Le commissaire a également souligné que l'industrie avait rapidement répondu à la demande qu'il lui avait faite - transparence oblige - de rendre publiques toutes ses études sur cette substance active qui fait l'objet « d'avis scientifiques divergents ».

Frédérique Ries (ADLE, belge) a reproché à la Commission de n'écouter ni l'OMS, ni les experts, ni ce qui se pratique dans certains États membres (Allemagne Pologne, Danemark, bientôt en Belgique et en France) et de s'apprêter à proposer le renouvellement de l'autorisation de ce pesticide toxique pour dix ans, contre le souhait du Parlement. À ce reproche, comme à Ivo Belet (PPE, belge) qui lui demandait s'il était « prêt à respecter la résolution très claire, fruit d'un compromis entre tous les groupes en faveur d'un renouvellement partiel pour 7 ans, limité aux utilisations professionnelles», votée par le PE le 13 avril, le commissaire a répondu en assurant que « le collège des commissaires en tiendra compte lorsqu'il débattra du sujet ». Et d'ajouter: « personnellement, j'ai été très heureux de voir le Parlement adopter ce compromis très souple. Je suis prêt à en discuter avec vous. Nous sommes prêts à soupeser toutes les possibilités pour trouver un large compromis au sein des États membres et du collège. J'essaierai de prendre une décision raisonnable vu la complexité du sujet ». Julie Girling (CRE, britannique) a estimé que le nouveau mécanisme d'avis scientifique (le groupe de haut niveau auprès de M. Juncker) devrait être mis à contribution pour l'expertise scientifique dans ce dossier.

Étiquetage obligatoire de l'origine de la viande dans les plats préparés. En réponse à Gilles Pargneaux (S&D, français), qui évoquait le nouvel appel à la traçabilité, lancé le 22 mars par le PE (EUROPE 11518), le commissaire a confirmé que la France et l'Italie allaient lancer, chacune, un projet expérimental. « Nous sommes prêts à nous aligner sur ces expérimentations. Je vais demander à mes services de travailler pour que les règles soient adoptées en début d'année 2017 », a indiqué M. Andriukaitis.

Nouvelles techniques OGM. Interrogé sur le retard pris dans la présentation de l'avis juridique sur le statut des nouvelles techniques de production d'OGM (EUROPE 11538), le commissaire a indiqué que l'analyse sera achevée au cours de 2016. « Il est important d'éclaircir la situation car l'agriculture ne peut être un musée, les semences étant un secteur clé pour l'innovation », a-t-il dit.

Gras trans. Le commissaire a l'espoir de « présenter des mesures l'année prochaine », sur la base du rapport présenté par la Commission le 3 décembre, lequel plaide pour l'établissement de valeurs limites légales (EUROPE 11445)

Étiquetage des boissons alcoolisées. « On a davantage d'informations sur le lait que sur le vin ! On attendait l'étiquetage en 2014. On attend toujours », s'est indignée Lynn Boylan (GUE/NGL, irlandaise). Le commissaire a répondu que la Commission était en effet en retard, mais qu'il était « prêt à discuter de la question sur la base d'un projet de rapport finalisé » qu'il vient d'approuver. (Aminata Niang)

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