Bruxelles, 18/03/2016 (Agence Europe) - Le Comité économique et social européen (CESE) soutient l'approche visant à approfondir l'Union économique et monétaire (UEM) par étapes en commençant par l'achèvement de l'Union bancaire en zone euro, qui ne nécessite pas de changement de traité.
Néanmoins les partenaires sociaux et la société civile accueillent favorablement les propositions sur la table, mais s'inquiètent du fait que « la question de la légitimité démocratique ne soit pas affrontée sérieusement par aucune des propositions », selon un communiqué que l'organe européen a publié jeudi 17 mars.
D'avis que les travaux sur la réduction et le partage des risques financiers doivent progresser en parallèle, le Comité est estime que le futur système européen de garantie des dépôts bancaires (EDIS) aura un « impact crucial » sur les marchés bancaires nationaux et les banques individuelles en procurant un coussin de sécurité face aux chocs locaux, en décourageant la spéculation contre certains pays ou banques et en réduisant les risques de retraits massifs de dépôts ('bank runs') (EUROPE 11448). « Dans le même temps, (EDIS) affaiblira davantage le lien entre les banques et les États », souligne le CESE.
Pour le Comité, il est réellement nécessaire de « renforcer le poids relatif de la zone euro au sein des institutions financières internationales et (de) lui donner une position plus proéminente sur les marchés financiers ». À ce titre, l'organe européen soutient les éléments de la proposition de la Commission visant à parvenir à établir « un siège unique au FMI d'ici à 2025 » à condition de définir clairement les contours d'une représentation externe de la zone euro (EUROPE 11415).
Enfin, les partenaires sociaux et la société civile ne sont pas opposés à la création d'un réseau d'autorités nationales de la compétitivité. Néanmoins, leur mandat devrait être élargi à la promotion de la compétitivité, de la cohésion sociale et de l'économie durable. (Mathieu Bion)