Bruxelles, 04/03/2016 (Agence Europe) - La réunion des ministres du Travail des États membres de l'UE, qui va se tenir à Bruxelles lundi 7 mars, sera essentiellement consacrée à deux longs débats d'orientation, le premier portant sur le processus budgétaire du 'Semestre européen' et le second sur la future stratégie sur les compétences, qui sera présentée par la Commission européenne au mois de mai.
Les ministres vont tenir le premier débat dans la matinée, en se focalisant sur les volets relatifs à l'emploi et à la politique sociale du 'Semestre européen' et sur la mise en oeuvre des recommandations par pays, sous l'angle de la segmentation du marché du travail et des arrangements contractuels.
Les ministres devraient adopter ensuite: le rapport conjoint sur l'emploi, les conclusions sur l'examen annuel de la croissance et les lignes directrices pour les politiques de l'emploi, la Commission ayant proposé de maintenir les lignes de 2015 en l'état pour l'année en cours.
En fin de matinée, trois points ont été mis à l'ordre du jour, avec l'objectif d'avoir un échange de vue tout au plus très succinct. Le premier point concerne la nouvelle approche au niveau européen envers le dialogue social, le second, la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse et la voie à suivre après 2016, et le dernier, le paquet sur la mobilité de l'emploi, dont la révision ciblée de la directive sur le détachement des travailleurs (voir autre nouvelle), que la Commission doit adopter le lendemain.
Après le déjeuner, au cours duquel les débats porteront sur les travailleurs plus âgés et les demandeurs d'emploi, les ministres vont se retrouver en session formelle pour discuter de la future stratégie sur les compétences. La Commission devrait aussi faire un point sur le futur pilier européen de droits sociaux.
Le Conseil sera finalement invité à adopter des conclusions sur la suite à donner au plan d'action de la Commission pour faire progresser l'égalité de traitement à l'égard des personnes LGBTI et sur l'égalité sur l'engagement stratégique de la Commission en faveur de l'égalité des sexes. Sur ce dernier point, il y a risque que les conclusions ne soient pas adoptées du fait notamment de l'opposition de la Pologne et de la Hongrie. (Jan Kordys)