Bruxelles, 23/02/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié, mardi 23 février, un rapport étayé d'un sondage selon lesquels il n'existe pas d'obstacles spécifiques à la facturation en euro dans les échanges commerciaux internationaux. Cette question a été abordée lors du Conseil Ecofin de février.
Le sondage a été réalisé par TNS Political & Social network auprès de 400 entreprises actives à l'international dans les secteurs de la construction aérienne et navale, de l'énergie et de l'ingénierie mécanique en Allemagne, France et en Italie ainsi qu'auprès d'entreprises britanniques actives dans les secteurs financiers hors assurance. Environ 80% des entreprises sondées en Allemagne, France et en Italie facturent plus de 75% de leurs exportations en euros. Ce choix est principalement déterminé par la durée du contrat et les délais de livraison fixés. Plus d'un quart des sociétés britanniques sondées, exclusivement les plus grosses d'entre elles, facturent au moins quelques clients en euros.
Alors que la crise de la dette souveraine post-2008 n'a pas changé les habitudes du panel quant au choix de la monnaie utilisée pour facturer leurs activités, certaines entreprises estiment néanmoins que, pour avoir davantage recours à l'euro, il serait utile que la monnaie unique soit « plus stable » et « mieux acceptée au niveau international » et que le système bancaire soit « meilleur marché et plus efficace ». (Mathieu Bion)