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Bulletin Quotidien Europe N° 11489
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INSTITUTIONNEL / (ae) budget

Le groupe de haut niveau sur les ressources propres examinera aussi les dépenses

Bruxelles, 12/02/2016 (Agence Europe) - Mario Monti, le président du groupe de haut niveau sur les ressources propres de l'UE, a indiqué, vendredi 12 février à Bruxelles, que le mandat de cette instance devait être étendu aux dépenses communautaires, notamment en raison des nouveaux défis, comme la crise migratoire.

Jeroen Dijsselbloem, le ministre néerlandais des Finances, qui préside le Conseil des ministres de l'Économie et des Finances de l'UE, a confirmé, lors d'un point de presse, qu'au sein du Conseil il y a eu le sentiment exprimé que ce groupe à haut niveau devrait, si nécessaire, regarder du côté des dépenses, et pas seulement du côté des ressources propres.

Mario Monti, l'ancien Premier ministre italien, a rappelé que le groupe allait adopter son rapport vers la fin de l'année 2016 et il y aura une conférence interinstitutionnelle mi-juin sur ce dossier des ressources propres de l'UE. Le groupe à haut niveau présentera « différentes propositions avec différents degrés d'ambitions ». Il a évoqué les nouveaux défis survenus au sein de l'UE qui ont mis à l'épreuve l'UE dans différents domaines, dont le budget. M. Monti a mentionné les défis suivants: la Grèce, la crise migratoire et la sécurité. Il y a de nouveaux de défis, donc l'UE devrait évaluer les possibilités qui existent dans les ressources propres pour faire face à ces défis. M. Monti a souligné que, si l'obligation de l'unanimité existe dans un domaine (comme celui des ressources propres), c'est plus compliqué de trouver un accord, à moins de mettre cela dans un 'paquet'. D'où le besoin de regarder aux dépenses de l'UE.

Seuls les ministres des Finances italien, allemand, finlandais et britannique sont intervenus, notamment pour soutenir l'idée d'élargir aux dépenses le mandat du groupe de haut niveau. La Finlande a dit aussi en substance qu'elle soutenait des propositions ambitieuses, mais qu'il fallait faire attention au moment où elles seraient présentées, en référence au référendum qui doit se tenir au Royaume-Uni sur l'appartenance du pays à l'UE. Le Royaume-Uni a aussi insisté sur l'importance du « timing ». La Commission européenne a rappelé que le monde avait changé et qu'il ne fallait pas examiner uniquement les recettes, mais aussi les dépenses. Pour réformer le budget, il faudra mettre sur la table un paquet de réformes, a conclu la Commission. (Lionel Changeur)

 

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