Bruxelles, 12/02/2016 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères réunis en Conseil, pourraient décider, lundi 15 février, de lever les sanctions à l'encontre de 170 personnes, dont le président biélorusse, Alexander Loukachenko, et trois entités en Biélorussie, a appris EUROPE auprès de plusieurs sources diplomatiques européennes, vendredi 12 février.
Ces sanctions - interdiction de visas et gel des avoirs - liées à des violations des droits de l'homme, sont en vigueur jusqu'au 29 février, mais, en parallèle, elles ont été suspendues. La décision de prolonger les sanctions tout en les suspendant avait été prises le 29 octobre dernier.
Les sanctions à l'encontre de quatre personnes, qui sont liées à des disparitions d'opposants politiques à la fin des années 1990, seront, elles, prolongées pour un an et l'embargo sur les armes devrait être maintenu. Selon une source européenne, la Hongrie aurait cependant souhaité modifier l'embargo sur les armes.
Les ministres devraient aussi adopter, lors de leur Conseil, des conclusions plus larges sur le Belarus (voir autre nouvelle). Celles-ci devraient rappeler les inquiétudes de l'UE concernant les droits de l'homme. « Le respect des droits fondamentaux est loin d'être satisfaisant ; parallèlement à la reprise des relations, il y a un exercice de surveillance de la situation sur place », a expliqué une source diplomatique. Mais les ministres devraient aussi reconnaitre les mesures prises par le pays ces deux dernières années pour améliorer les relations UE-Belarus et souligner qu'il y a une opportunité pour développer un agenda plus positif. (Camille-Cerise Gessant)