Bruxelles, 11/02/2016 (Agence Europe) -. L'ambassadeur de la Russie auprès des Nations Unies, Vitaly Churkin, a justifié, jeudi 11 février, l'intervention russe en soutien au régime syrien sur Alep.
« Nous n'allons pas nous excuser pour ce que nous faisons. Nous agissons de manière très transparente », a-t-il souligné lors d'un point presse. « Nous sommes là légalement, à l'invitation du gouvernement syrien, contrairement à ce que l'on appelle la 'coalition sous commandement américain' en Syrie, qui agit en dehors du droit international et n'a jamais dit à personne exactement ce qu'elle fait en Syrie ou en Irak, quels sont ses objectifs, les résultats de sa campagne», a-t-il ajouté.
Il s'en est aussi pris aux Occidentaux, dont les Européens, qui ont critiqué les frappes russes (EUROPE 11487). « Nos collègues de l'Ouest (…) ont l'habitude de dire qu'un certain équilibre sur le terrain doit être rétabli. Donc s'il y a un changement dans l'équilibre sur le terrain, cela devrait être considéré comme une évolution logique dans tout conflit armé », a-t-il expliqué.
La Russie devait aussi présenter des propositions pour un cessez-le-feu, lors de la conférence de Munich, le 11 février dans la soirée. (Camille-Cerise Gessant)