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Bulletin Quotidien Europe N° 11488
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) cohÉsion

Mme Cretu se dit favorable à l'ajout d'autres indicateurs outre le PIB

Bruxelles, 11/02/2016 (Agence Europe) - Dans le cadre de la deuxième journée de la session plénière du Comité des régions (CdR), jeudi 11 février, la commissaire à la Politique régionale, Corina Cretu, qui était venue débattre avec les membres du Comité, a appuyé le projet d'intégrer de nouveaux indicateurs en plus du produit intérieur brut (PIB) dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique de cohésion.

Interrogée à plusieurs reprises par les membres du CdR sur sa position quant à l'utilisation d'outils plus précis que le PIB, la commissaire s'est dite en effet en faveur d'instruments qui représenteraient au mieux la diversité des régions. Elle a ainsi cité l'index EUROPE 2020 - déjà existant - qui prend en compte les dimensions régionales et urbaines en vue de mesurer les progrès réalisés par rapport aux objectifs de la stratégie EUROPE 2020. Pour elle, il faudrait aller dans le sens des indicateurs du bien-être de l'OCDE et intégrer des indicateurs régionaux de compétitivité ainsi que l'indice de développement humain (IDH) aux échelons régional et urbain.

Le même jour, les membres du CdR adoptaient le rapport « Indicateurs de développement territorial - au-delà du PIB » de Catiuscia Marini (PSE, italienne), présidente de la région italienne d'Ombrie. Dans cet avis, le Comité propose d'ajouter des indicateurs pour mesurer le changement climatique, l'utilisation efficace des ressources, la qualité de la vie ou encore l'inclusion sociale. La Commission disposerait ainsi d'une série d'indicateurs à la fois économiques, environnementaux et sociaux qu'elle pourrait utiliser, par exemple, dans le cadre de ses études d'impact. Le rapport a été salué par la commissaire qui l'a jugé particulièrement utile.

L'agenda urbain et la simplification ont également occupé une large part de l'intervention commissaire et des échanges. Sur le premier point, certains membres ont regretté la lenteur du processus, malgré le fort engagement de la Présidence néerlandaise du Conseil de l'UE (voir autre nouvelle) ; d'autres se sont inquiétés de la dissociation entre zones urbaines et rurales et préféreraient une approche « fonctionnelle » qui articulerait ces deux zones. Sur ce dernier aspect, Mme Cretu a marqué son accord et s'est dite contre le traçage de « lignes infranchissables » et en faveur des dites « zones fonctionnelles ».

Sur la simplification réglementaire et administrative, certains membres ont réclamé la mise en place de guichet unique pour aider les bénéficiaires des fonds, d'autres se sont opposés au 'gold-plating', terme qui désigne l'ajout par les États membres de règles en plus de celles européennes, ce qui provoque une forte hétérogénéité d'interprétation et complique la mise en oeuvre de la politique de cohésion. Par ailleurs, certains intervenants du CdR ont réclamé une approche basée sur le risque administratif pour ce qui est des contrôles. Ici, la commissaire est allée globalement dans leur sens et a indiqué attendre les recommandations du groupe de haut niveau sur la simplification à la fin du mois de février. (Pascal Hansens)

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