login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11488
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) dÉfense

L'OTAN va soutenir Frontex dans la surveillance des flux migratoires en mer Égée

Bruxelles, 11/02/2016 (Agence Europe) - L'OTAN a décidé, jeudi 11 février, de déployer des navires de guerre en mer Égée afin de surveiller le flux migratoire à la frontière gréco-turque en coopération avec l'agence européenne Frontex.

Cette décision a été prise par les ministres alliés de la Défense, réunis à Bruxelles, après une initiative inattendue de l'Allemagne et de la Turquie, annoncée pour la première fois lors de la visite à Ankara de la chancelière allemande, Angela Merkel, lundi 8 février. Après que la Grèce s'est jointe à cette initiative et que les autres alliés ont apporté leur soutien, l'OTAN a donc décidé de détourner de ses activités habituelles un de ses groupes navals, actuellement sous commandement allemand, et de le dépêcher immédiatement en mer Égée. Ce groupe, qui se trouve déjà dans l'est de la Méditerranée et devrait rapidement arriver en mer Égée, se compose actuellement de trois navires, un allemand, un canadien et un turc. Il devrait être prochainement renforcé, notamment par le Danemark.

« L'objectif est de participer aux efforts internationaux pour endiguer le trafic illégal et la migration illégale en mer Égée » en dépêchant des navires de l'OTAN pour conduire une mission de « reconnaissance et surveillance » et « établir un lien direct avec l'agence de surveillance des frontières de l'Union européenne, Frontex », a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, jeudi. Cette mission va fournir des informations à Frontex, mais aussi aux autorités nationales, surtout aux gardes-côtes grecs et turcs. « Il ne s'agit pas d'arrêter ou de repousser les bateaux des réfugiés », mais de « contribuer avec des informations critiques et de la surveillance pour aider à lutter contre le trafic d'êtres humains et les réseaux criminels », a-t-il ajouté. Il a insisté sur le fait que cela devait se faire « en travaillant étroitement avec l'UE » et précisé que les navires de la Turquie et de la Grèce vont opérer uniquement dans leurs eaux territoriales respectives.

La Commission européenne a salué cette décision et son porte-parole, Margaritis Schinas, a affirmé que « les dix kilomètres qui séparent les côtes turques des îles grecques ne (pouvaient) pas être ou devenir un paradis pour les trafiquants ». Il a aussi dit qu'il revenait maintenant à Frontex, qui déploie en mer Égée son opération Poseidon, et à l'OTAN d'établir les modalités de leur coopération. (Jan Kordys)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES