Bruxelles, 27/01/2016 (Agence Europe) - Les députés européens souhaitent que l'élection d'un nouveau président au sein de la Fédération internationale de football (FIFA), qui doit intervenir dans moins d'un mois, marque un nouveau départ. Tous les participants à la conférence organisée mercredi 27 janvier ont toutefois regretté que quatre candidats sur les cinq en lice aient refusé leur invitation.
Après la démission de Sepp Blatter visé par une enquête de corruption, cinq prétendants sont en lice pour diriger la FIFA à partir du 26 février: le Prince Ali de Jordanie, le Cheikh Salman de Bahreïn, le Français Jérôme Champagne, l'Italo-Suisse Gianni Infantino et le Sud-Africain Tokyo Sexwale. Dans ce contexte, l'intergroupe 'Sport' du Parlement Européen et le groupe de campagne #NewFIFANow avaient invité les candidats à venir débattre de leurs priorités au Parlement européen. Trois candidats (Champagne, Sexwale et Ali) auraient dû être présents et un quatrième s'était engagé à intervenir par vidéoconférence (Infantino). Or, explique le député Marc Tarabella (S&D, belge), seul Jérôme Champagne a honoré ses engagements, tous les autres candidats ayant annulé leur participation après que le prince Ali de Jordanie a officialisé sa décision - il y a deux jours - de ne pas participer au débat en raison d'une allégation d'ingérence politique déposée par un autre candidat.
« Il est ridicule d'affirmer qu'un débat informel prenant place au Parlement européen, qui n'a aucun pouvoir exécutif relatif au sport, constitue une ingérence politique dans le monde du football », a réagi Marc Tarabella, ajoutant que « chaque candidat d'une organisation normale régie par des principes démocratiques est susceptible de passer un examen ». Le débat était présidé par la lanceuse d'alerte liée au scandale de la FIFA, l'Australienne Bonita Meriades, afin de démontrer la « neutralité » du Parlement.
Lors du débat, la plupart des intervenants ont regretté l'absence de quatre candidats sur cinq. « Ces absences donnent un mauvais signal aux citoyens et montrent que l'ancienne FIFA est toujours bien vivante », a déclaré le député Ivo Belet (PPE, belge), membre du groupe #NewFIFANow. Il a d'ailleurs appelé le commissaire au Sport, Tibor Navracsics, à agir dans le cas où l'autoréglementation ne fonctionnerait pas, y compris en ce qui concerne les frais de transfert.
Le candidat Jérôme Champagne a, quant à lui, profité de l'absence de ses rivaux pour présenter son programme. Il a d'ailleurs mis l'accent sur les points soulevés par les participants à la conférence, comme le besoin de davantage de transparence et de représentativité de la FIFA. (Sophie Petitjean)
= = = = = = = = = = = = = =